Guide d'immigration au Canada 2026
Dernière mise à jour : 25 décembre 2025 – Ce guide fournit des informations neutres, factuelles et vérifiables sur les politiques d'immigration canadiennes à jour pour l'année 2026. Les données proviennent de sources officielles du gouvernement du Canada (IRCC et autres) et reflètent les changements confirmés, ainsi que les projets annoncés ou en cours d'étude.
Les informations présentées ici sont générales et peuvent évoluer. Elles ne constituent pas un conseil juridique personnalisé. Wasila Conseil est une entreprise de facilitation enregistrée en Mauritanie. Nous ne sommes pas des représentants légaux et ne garantissons aucun résultat. Les décisions finales appartiennent aux autorités compétentes. Pour un avis adapté à votre situation, faites évaluer votre profil par un professionnel.
Le Canada va-t-il arrêter l'immigration après 2026 ?
Non. Le Canada n'a pas l'intention de "stopper" l'immigration après 2026. Au contraire, le gouvernement a publié un Plan des niveaux d'immigration 2026-2028 fixant des objectifs d'accueil soutenus pour les années à venir. Ce plan, annoncé à l'automne 2025, stabilise le nombre de nouveaux résidents permanents à environ 380 000 par an de 2026 à 2028. Cela représente une légère baisse par rapport aux cibles initialement prévues (qui visaient 500 000 admissions en 2025-2026), reflétant une volonté de ralentir la croissance pour la rendre plus durable. En aucun cas le Canada ne ferme ses portes : ces chiffres demeurent parmi les plus élevés de l'histoire canadienne, assurant la poursuite de l'immigration économique, du regroupement familial et de l'accueil humanitaire.
Objectifs 2026 et au-delà
Selon IRCC, 380 000 nouveaux résidents permanents sont visés en 2026 (et chaque année jusqu'en 2028). Ces objectifs pourront être ajustés chaque année en fonction des priorités, mais le cadre pluriannuel donne de la visibilité. Le plan met l'accent sur une immigration « viable », c'est-à-dire calibrée pour s'harmoniser avec les capacités d'accueil (logement, infrastructure, etc.) tout en répondant aux besoins économiques du pays.
Tendances à long terme
La réduction par rapport aux cibles antérieures s'explique en partie par le débat public de 2024-2025. Face à des records d'immigration en 2021-2023, des préoccupations (p. ex. pénurie de logements) ont émergé, amenant le gouvernement à réévaluer à la baisse pour la première fois depuis des années. Néanmoins, le Canada maintient une politique d'immigration ouverte et ambitieuse. À moyen terme, le nombre de nouveaux arrivants devrait se stabiliser autour de ~1% de la population canadienne par an, après plusieurs années de forte hausse. Aucune annonce officielle ne prévoit d'interrompre complètement l'immigration après 2026 – au contraire, le rôle crucial de l'immigration pour combler les pénuries de main-d'œuvre et soutenir la croissance démographique est régulièrement réaffirmé.
Au-delà de 2026
Le plan 2026-2028 se concentre sur la stabilité, mais les niveaux pourraient évoluer après 2028 en fonction des priorités du gouvernement en place. Chaque automne, un nouveau plan triennal est déposé au Parlement (les cibles des deuxième et troisième années sont prévisionnelles). Par exemple, la cible de 380 000 pour 2026 pourra être confirmée ou ajustée lors du rapport de 2025 (automne). Il convient donc de rester attentif aux annonces annuelles. Par ailleurs, le plan actuel souligne que la part de l'immigration économique augmentera (jusqu'à 64% des admissions en 2027-2028) afin de prioriser les talents nécessaires à l'économie. Le Canada vise aussi à accroître l'immigration francophone hors Québec (objectif 9% des admissions en 2026), ce qui témoigne d'un engagement à long terme plutôt qu'un arrêt.
Politiques prévues ou changements post-2026
Aucune politique gouvernementale ne prévoit d'arrêt de l'immigration après 2026. Cependant, le gouvernement s'engage à rééquilibrer le ratio résidents temporaires / population (voir plus bas) pour des niveaux « viables ». Des mesures ont été annoncées pour réduire graduellement le flux des nouveaux étudiants et travailleurs temporaires (objectif : que les résidents temporaires représentent <5% de la population d'ici fin 2027), tout en favorisant les transitions vers la résidence permanente des travailleurs déjà au Canada. En résumé, le Canada ne ferme pas ses frontières, mais ajuste le rythme et la composition de son immigration pour les années post-2026, en fonction de sa capacité d'accueil et de ses impératifs économiques. Les engagements humanitaires et de réunification familiale demeurent intacts (autour de 13% des admissions pour les réfugiés/protégés et ~21-22% pour la famille chaque année jusqu'en 2028).
Sources officielles : IRCC, Plan des niveaux d'immigration 2026-2028 (publié en novembre 2025) ; Note de la Colline (Bibliothèque du Parlement) résumant la révision des cibles en 2025.
Politique de résidence permanente (PR) en 2026
La politique d'immigration économique et de résidence permanente connaît plusieurs évolutions en 2026, notamment dans le système Entrée express, les programmes fédéraux et les programmes des candidats des provinces (PCP).
Niveaux d'immigration par programme en 2026
Le gouvernement a fixé des quotas précis par programme pour l'année 2026 dans le Plan des niveaux. Sur les 380 000 admissions prévues en 2026 : Environ 239 800 (63%) sont allouées à l'immigration économique, soit une hausse en volume et en proportion (vs ~59% en 2025). Cela inclut notamment 109 000 admissions via les programmes fédéraux de travailleurs qualifiés (FSWP, FSTP) et de l'Expérience canadienne (CEC), et 91 500 via les PCP des provinces. 4 000 admissions sont prévues via le Programme d'immigration au Canada atlantique (AIP). Les programmes pilotes économiques totalisent environ 8 175 admissions en 2026. Le regroupement familial représente 84 000 nouveaux résidents en 2026 (≈22% du total). Les réfugiés et personnes protégées compteraient 49 300 admissions (13% du total).
En plus de ces cibles, le gouvernement lance des initiatives ponctuelles en 2026-2027, notamment la régularisation d'environ 115 000 personnes protégées déjà au Canada et jusqu'à 33 000 travailleurs temporaires installés au Canada pourront obtenir la RP de façon accélérée sur 2026-2027.
Entrée express : changements en 2025-2026
Le système Entrée express a introduit d'importantes nouveautés en 2023-2024, qui seront pleinement en vigueur en 2026. La plus notable est la sélection par catégories (« category-based selection ») créée par la Loi C-19 et déployée à partir de mi-2023.
Nouvelles catégories en 2025
- En février 2025, le ministre a introduit une nouvelle catégorie "Métiers de l'éducation" qui inclut 5 professions (p. ex. enseignants du primaire et du secondaire, éducateurs/assistants de la petite enfance, etc.).
- La catégorie "Transport" a été supprimée (les chauffeurs poids lourds et autres métiers du transport ne font plus l'objet d'un tirage dédié).
- La catégorie "Santé" a été élargie pour devenir "Santé et services sociaux" : en plus des professions de la santé, elle inclut désormais des métiers sociaux (p. ex. travailleurs sociaux, techniciens en santé animale, technologues en cardiologie).
- La catégorie "Métiers spécialisés" a également été étendue : de nouvelles professions y figurent depuis 2025, telles que couvreurs, mécaniciens d'équipement lourd, briqueteurs ou cuisiniers.
- En décembre 2025, IRCC a créé une nouvelle catégorie Express Entry réservée aux médecins ayant de l'expérience canadienne. Ce volet doit commencer ses tirages début 2026.
Impacts sur les candidats
Désormais, les candidats Entrée express peuvent être invités soit via des tirages "généraux" (toutes catégories confondues, par CRS uniquement) soit via des tirages "ciblés" par catégorie. Pour être éligible dans un tirage catégoriel, il faut remplir à la fois les critères d'un programme Express Entry et les conditions de la catégorie visée. Ces tirages ciblés ont souvent eu des seuils CRS plus bas que les tirages généraux, car ils isolent un vivier de candidats prioritaires.
Orientations Express Entry en 2026
Le ministre de l'Immigration a indiqué que l'année 2025 et probablement 2026 mettront l'accent sur les candidats de la Catégorie de l'expérience canadienne (CEC). En 2025, les tirages CEC ont été très fréquents : plus de 30 850 invités CEC sur l'année. Cela concorde avec la priorité stratégique d'admettre des personnes déjà établies et intégrées au marché du travail canadien. Pour les candidats étrangers (hors Canada), cela signifie qu'il sera peut-être plus difficile d'être invité sans expérience canadienne, sauf à correspondre à l'une des catégories ciblées ou à obtenir une nomination provinciale.
Programmes fédéraux (FSWP, FSTP, CEC)
Les critères d'admissibilité de base de ces programmes demeurent inchangés en 2026. Par exemple, le Programme des travailleurs qualifiés fédéral (FSWP) requiert toujours au minimum 67 points sur 100 à sa grille de sélection, un niveau linguistique de CLB/NCLC 7 en anglais ou français pour les quatre compétences, et une preuve de fonds. Toutefois, la politique de sélection change de facto la donne : en valorisant davantage les CEC et certains métiers, les candidats FSW sans atout particulier (offre d'emploi, français, etc.) pourraient nécessiter un CRS très élevé pour être invités.
Programmes des candidats des provinces (PCP) en 2026
Les PCP jouent un rôle croissant. Leur quota global (fédéral) est de 91 500 nouveaux résidents permanents en 2026, en forte hausse par rapport aux niveaux d'avant-pandémie. Chaque province/territoire (sauf Québec qui a son propre système et Nunavut qui n'a pas de PCP) reçoit une allocation de nominations annuelle négociée avec IRCC. En 2026, certaines provinces ont obtenu une augmentation supplémentaire de leurs quotas grâce à des ententes bilatérales renouvelées. Globalement, les provinces auront plus de poids dans la sélection économique en 2026, le plan fédéral misant sur le PNP pour 24% des admissions économiques.
Nouvelles voies d'immigration introduites en 2026
- Le gouvernement fédéral a annoncé le déploiement d'une "Voie accélérée" pour les titulaires de visa H-1B des États-Unis. Pour 2026, on attend possiblement une intégration de ces talents H-1B vers la RP.
- Le Projet pilote d'immigration dans les communautés rurales et du Nord (RNIP) pourrait être succédé par un Programme des communautés plus large en 2026. De même, le pilote agroalimentaire pourrait être prolongé ou transformé en programme permanent.
- Bien qu'il ne s'agisse pas de "nouveaux programmes" à part entière, 2026 met l'accent sur les transitions études → travail → résidence permanente de manière coordonnée. IRCC compte sur les diplômés canadiens pour alimenter la CEC et les PCP.
En résumé, la politique de RP en 2026 est marquée par une sélection plus fine et plus ciblée des immigrants économiques, tout en maintenant les volumes élevés. Le Canada ne ferme pas ses portes mais stabilise le niveau d'immigration économique pour intégrer au mieux les nouveaux arrivants. Express Entry privilégie certaines catégories (francophones, santé/STIM/métiers, expérience canadienne) – il faut adapter sa stratégie en conséquence. Les PCP sont plus que jamais une voie de choix pour les candidats n'atteignant pas le seuil Express Entry.
Toutes ces informations sont basées sur les politiques annoncées fin 2025. Des ajustements restent possibles (par exemple, si la situation économique change ou en cas de nouveau gouvernement fédéral, les cibles d'immigration et priorités pourraient être revues). IRCC a d'ailleurs prévu de confirmer ou réviser les cibles 2027-2028 d'ici novembre 2026.
Sources : IRCC – Plan des niveaux d'immigration 2026-2028 ; Green & Spiegel (cabinet juridique) – analyse des changements Express Entry 2025 ; CIC News – priorités 2026 (profils ciblés) ; Bibliothèque du Parlement – Évolution récente de la politique d'immigration (2025).
Conditions pour immigrer au Canada en 2026
Les critères d'éligibilité pour immigrer (résidence permanente) évoluent chaque année sur certains aspects pratiques (seuils financiers, tests de langue acceptés, etc.), tandis que d'autres exigences de base restent stables. Voici les conditions à jour pour 2026, avec un accent sur les nouveautés par rapport à 2025.
Exigences linguistiques (IELTS, TEF, CELPIP, etc.)
Aucune hausse généralisée des niveaux linguistiques minimum n'a été annoncée pour 2026 dans les programmes fédéraux. Les seuils existants restent donc :
- Fédéral Entrée express (FSW) : CLB 7 minimum en français ou anglais pour l'expression orale, compréhension orale, lecture et écriture (équivalent ~6.0 IELTS général par compétence, ou B2 en TEF) pour être admissible au FSW. Ce seuil n'a pas changé.
- Métiers spécialisés (FST) : toujours CLB 5 à l'oral et compréhension, CLB 4 en lecture/écriture (soit IELTS ~5.0/4.0) minimum.
- Expérience canadienne (CEC) : CLB 7 si l'expérience concerne un emploi TEER 0 ou 1 (poste hautement qualifié), CLB 5 si TEER 2 ou 3 (techniciens, métiers).
Nouveautés 2024-2026
- À partir du 30 janvier 2024, IRCC accepte officiellement le test de langue anglaise "Pearson PTE Core" pour toutes les demandes d'immigration (sauf le Volet direct pour études). Cela ajoute une alternative aux tests traditionnels (IELTS General Training et CELPIP-G pour l'anglais).
- Bien qu'il ne s'agisse pas d'une "exigence", rappelons qu'IRCC attribue depuis fin 2022 des points bonus pour le bilinguisme dans Entrée express – jusqu'à 50 points si vous avez un niveau NCLC 7 en français et CLB 5 en anglais. Cette politique est inchangée en 2026 mais prend encore plus d'importance étant donné la priorité aux francophones.
Exigences d'éducation et Évaluation des diplômes (EDE/ECA)
Pour les candidats formés à l'étranger, il est toujours requis d'obtenir une Évaluation de diplômes d'études (EDE) par un organisme désigné par IRCC. En 2026, les organismes d'EDE reconnus demeurent : WES, CES (U of T), ICAS, IQAS, ICES, MCC (médecins) et le Conseil pharmaceutique du Canada (pharmaciens).
Nouveau en 2024 : IRCC a désigné un nouvel organisme d'EDE spécifique pour les architectes, le Conseil canadien de certification en architecture (CACB). À partir de mai 2024, les architectes qui immigrent peuvent faire évaluer leur diplôme via le CACB.
Exigences d'expérience professionnelle
Les seuils d'expérience minimum par programme restent inchangés (FSW : 1 an continu à temps plein; FST : 2 ans dans le métier; CEC : 1 an au Canada; PCP : variable selon le volet, souvent 6 mois ou une offre d'emploi). Cependant, le système de classification des professions canadien est passé aux codes CNP 2021 (système TEER) depuis novembre 2022, et tous les programmes d'immigration utilisent désormais ces codes en 2026.
Attention toutefois aux catégories Express Entry ciblées : pour profiter d'un tirage ciblé métier, il faut 6 mois d'expérience continue dans ce métier précis dans les 3 dernières années. C'est une exigence nouvelle (introduite avec la sélection par catégories) que les candidats devront vérifier.
Preuve de fonds (settlement funds) – nouveaux montants 2026
Les candidats à l'immigration économique doivent démontrer qu'ils disposent de fonds de settlement suffisants pour s'établir, sauf s'ils ont déjà un emploi au Canada ou une expérience canadienne (CEC). IRCC met à jour ces seuils chaque année en fonction du LICO (Low-Income Cut-Off). Dernière mise à jour en date : 7 juillet 2025.
- Célibataire (1 personne) : 15 263 $ CAD (contre 14 690 $ avant juillet 2025).
- Couple (2 personnes) : 19 001 $ CAD.
- Famille de 3 : 23 360 $ CAD.
- Famille de 4 : 28 362 $ CAD.
- Famille de 5 : 32 168 $ CAD.
- Famille de 6 : 36 280 $ CAD.
- Famille de 7 : 40 392 $ CAD.
- Au-delà de 7, ajouter 4 112 $ par personne supplémentaire.
En 2026, IRCC devrait comme d'habitude ajuster ces chiffres autour de juin/juillet. En l'absence de données, on peut estimer une légère hausse (selon inflation). Par exemple, en 2024 le seuil personne seule était 13 757 $, passé à 14 690 $ en 2025, puis 15 263 $ mi-2025. Donc pour 2026, il pourrait avoisiner ~15 800 $ si la tendance se maintient.
La preuve de fonds doit être présentée sous forme de lettres bancaires officielles montrant le solde et l'historique 6 mois. L'argent doit être disponible et transférable au Canada au moment de l'arrivée. On ne peut pas emprunter ces fonds ou compter des biens illiquides (maison, voiture).
Exigences médicales
Toute personne qui immigre doit se soumettre à un examen médical d'immigration (EMI) auprès d'un médecin désigné. En 2026, la règle reste que la plupart des demandeurs de RP doivent faire un EMI valide (valable 12 mois).
Changement majeur : À partir du 21 août 2025, IRCC requiert à nouveau que l'EMI soit fait upfront (avant ou au moment du dépôt de la demande de RP via Entrée express). Autrement dit, en 2026, si vous recevez une invitation EE, vous devez passer la visite médicale rapidement et inclure la preuve dans la demande.
L'examen médical d'immigration coûte généralement entre 200 $ et 500 $ par adulte, selon le pays et les tests requis.
Exigences de sécurité (casier judiciaire, antécédents)
Tous les demandeurs de ≥18 ans doivent fournir des certificats de police pour chaque pays où ils ont résidé ≥6 mois depuis l'âge de 18 ans. En 2026, IRCC poursuit la vérification renforcée des antécédents (criminels, sécurité nationale). Le délais de validité des certificats de police reste 6 mois.
En résumé, les conditions pour être admissible à l'immigration en 2026 restent globalement similaires à 2025, avec des ajustements techniques (montants de fonds, acceptation du test PTE, procédures médicales). Les changements notables portent moins sur les critères eux-mêmes que sur la stratégie de sélection – c'est-à-dire comment répondre aux conditions de la bonne catégorie pour maximiser ses chances (ex: prouver NCLC 7 en français vous ouvre une catégorie dédiée).
Sources : CIC News – mise à jour des preuves de fonds 2025 ; IRCC – page officielle "Preuve de fonds" (montants et règles) ; IRCC – critères des catégories Entrée express ; Fragomen – alerte sur l'examen médical upfront (2025) ; G&S – catégories EE 2025 (exigences linguistiques, expérience continue).
Métiers recherchés au Canada en 2026
En 2026, le Canada cible activement plusieurs secteurs et professions en pénurie afin de combler les besoins du marché du travail. Il n'existe pas une "liste unique" officielle englobant tout le pays, mais on peut identifier : (a) les catégories prioritaires définies par le fédéral (Express Entry) avec leurs codes TEER, (b) les secteurs clés mis de l'avant par chaque province/territoire, et (c) les tendances globales du marché du travail canadien.
Catégories prioritaires fédérales (Entrée express)
IRCC a établi des catégories de sélection basées sur les professions, reflétant les métiers "recherchés" à l'échelle nationale. En 2025-2026, 7 catégories sont en place :
Maîtrise du français (francophones)
Vise tous métiers confondus pour les candidats francophones (NCLC ≥7). Raison : renforcer les communautés francophones et pallier les pénuries avec des talents bilingues. (42 000 invitations Express en 2025 via cette catégorie, un record).
Soins de santé et services sociaux
Inclut une large gamme de professions de la santé ET du travail social. Exemples de postes ciblés : infirmiers autorisés (NOC 31301), médecins spécialistes (31100/31101), médecins de famille (31102), pharmaciens (31120), dentistes (31110), vétérinaires (31103), travailleurs sociaux (NOC 41300, ajouté en 2025), techniciens vétérinaires (32104, ajouté), etc. En 2025, ~14 500 invitations Express ont été envoyées dans cette catégorie – c'est la plus importante après les francophones.
STIM (Science, Technologie, Ingénierie, Mathématiques)
Vise les professions techniques et scientifiques. Exemples : Ingénieurs (civils 21300, mécaniciens 21301, etc.), développeurs et ingénieurs logiciels (21231), analystes de bases de données (21223), data scientists, actuaires, etc. Le secteur techno est moteur de l'innovation et continue de recruter (malgré un ralentissement en 2023, la demande en IA, cybersécurité, etc. demeure forte en 2026).
Métiers spécialisés (Trades)
Regroupe les métiers de l'artisanat, de la construction, de la mécanique, etc., généralement TEER 2 ou 3. Exemples (après extension 2025) : Électriciens industriels (72201), soudeurs (72106), plombiers (72300), mécaniciens auto (72410), charpentiers (72310), machinistes (72100), couvreurs (73110, ajouté), mécaniciens d'équipement lourd (72401, ajouté), briqueteurs (72320, ajouté), etc. Ces professions sont en demande partout, notamment dans l'Ouest canadien (construction, énergie) et avec le boom des projets d'infrastructure fédéraux.
Agriculture et agroalimentaire
Cette catégorie a été restreinte en 2025. Elle cible désormais essentiellement les bouchers industriels (NOC 63201) et éventuellement les superviseurs d'exploitation agricole. Auparavant, étaient inclus ou envisagés : ouvriers d'abattoir, manœuvres agricoles – mais IRCC a concentré sur le métier de boucher, crucial pour l'industrie de la viande qui fait face à une grave pénurie.
Professions de l'éducation
Nouvelle catégorie introduite en 2025. Cible 5 métiers : Professeurs des écoles primaires et maternelles (NOC 41221), professeurs du secondaire (41220), assistants d'enseignement au primaire/secondaire (43100), éducateurs de la petite enfance (42202), instructeurs pour personnes ayant des besoins spéciaux (42203). Ce ciblage reflète une pénurie nationale d'enseignants – exacerbée dans certaines provinces par les départs à la retraite et le manque de relève.
Médecins ayant de l'expérience canadienne
Nouvelle catégorie fin 2025, distincte de "Santé" général. Elle vise spécifiquement les médecins (trois NOC : omnipraticiens 31102, spécialistes cliniques 31100, spécialistes en chirurgie 31101) qui ont déjà travaillé ≥12 mois au Canada. Les tirages sous cette catégorie débuteront début 2026 et devraient avoir des cut-offs CRS avantageux.
Listes prioritaires par province et territoire
Au niveau provincial, les besoins varient selon l'économie locale, mais on retrouve des tendances communes.
- Ontario : Ontario : plus grande économie, besoins diversifiés. Secteurs prioritaires : santé (énorme demande d'infirmiers, médecins, professionnels paramédicaux), technologie et finance (Toronto est un hub fintech/TI), construction (pour répondre à la crise du logement).
- Québec : Québec : priorités : secteur numérique/jeux vidéo à Montréal, santé partout, manufacturier et construction (pénuries d'électriciens, mécaniciens), et maintien de la francophonie.
- Colombie-Britannique : Colombie-Britannique : économie tirée par la technologie (Vancouver = Silicon Valley nord), le cinéma/effets spéciaux, et aussi la santé. Le BC PNP a des tirages Tech hebdomadaires (positions TI variées), et des tirages périodiques pour les professionnels de santé.
- Alberta : Alberta : dominée par les industries énergie/pétrole, agriculture, mais aussi de plus en plus la technologie (Calgary se diversifie). Métiers en demande : ingénieurs (pétrole, mécanique), techniciens de procédés, soudeurs, opérateurs (usines, raffineries), médecins et infirmiers pour les zones rurales.
- Prairies : Prairies (Saskatchewan, Manitoba) : Économies à forte composante agroalimentaire, manufacture, logistique. Saskatchewan publie régulièrement une liste des occupations en demande : on y voit beaucoup de métiers techniques et techniciens, des professionnels de santé, des ouvriers qualifiés, ainsi que des professionnels STEM.
- Atlantique : Atlantique (N.-B., N.-É., Î.-P.-É., T.-N.-L.) : Ces provinces plus petites ont des besoins critiques en santé (récurrent – médecins de famille, infirmières, pharmaciens), c'est souvent priorité n°1. Technologie commence à émerger. Services : la croissance de la population par immigration crée de la demande dans les services sociaux, éducation.
En résumé, les métiers en demande en 2026 couvrent un large éventail mais avec des pôles clairs : Santé et services sociaux : infirmier(ère)s, sages-femmes, médecins, spécialistes, travailleurs sociaux, techniciens de laboratoire, aides-soignants sont activement recrutés dans toutes les régions. Éducation : enseignants (français, anglais, maths, sciences), éducateurs de la petite enfance – besoins partout, et notamment pour les francophones hors Québec. STIM / Tech : développeurs de logiciels, ingénieurs informatiques, analystes de données, ingénieurs électriques, ingénieurs civils – fortement demandés dans les centres urbains. Métiers de la construction et industriels : électriciens, soudeurs, charpentiers, mécaniciens, plombiers, machinistes, opérateurs machines – pénurie grave en cours, accentuée par la relance infrastructure/logement. Francophones dans tous ces domaines : très recherchés hors Québec – un candidat francophone a double avantage, occupant un emploi en demande et contribuant à l'objectif de 4,4%→9% d'immigration francophone.
Sources : IRCC – page catégories Entrée express ; Green & Spiegel – ajouts/retraits de professions en 2025 ; CIC News – focalisation 2026 (secteurs public-intérêt) ; JustForCanada – liste d'emplois PNP en demande.
Budget à prévoir pour immigrer
Immigrer au Canada en 2026 implique des coûts variés qu'il faut anticiper : frais administratifs du gouvernement, tests de langue, évaluations de diplômes, preuves de fonds, examens médicaux, et bien sûr le budget d'installation (coût de la vie initial selon la province de destination). Cette section détaille les montants mis à jour en 2025-2026 et fournit des estimations réalistes pour élaborer votre budget.
Frais gouvernementaux (frais de demande)
Au 1er janvier 2026, les frais de traitement pour la résidence permanente sont ceux entrés en vigueur le 30 avril 2024. En effet, IRCC ajuste les frais tous les 2 ans en fonction de l'inflation. La dernière hausse a eu lieu en 2024 (la prochaine pourrait donc être en 2026, à confirmer autour d'avril 2026).
Frais de traitement – immigration économique (fédéral)
950 $ pour le demandeur principal, 950 $ pour le conjoint qui accompagne, 260 $ par enfant à charge. (Avant 2024, c'était 850 $/pers. et 230 $/enfant – donc +100 $/+30 $).
Frais de résident permanent (droit de RP)
575 $ par adulte (applicable au demandeur principal et au conjoint). C'est le "Frais pour le droit de résidence permanente" qui était de 515 $ auparavant, et payable au plus tard avant l'obtention du visa. Total par adulte = frais traitement + droit RP.
Regroupement familial
Parrainer un époux/partenaire coûte 1 080 $ en tout (comprenant 85 $ frais de parrainage + 545 $ frais traitement + 575 $ droit RP). Parrainer un parent ou grand-parent coûte aussi 1 130 $ par personne parrainée. Enfant à charge parrainé : 150 $ environ.
Exemples concrets
- Un candidat Entrée express célibataire paie 950 + 575 = 1 525 $ CAD.
- Un couple paie (950+575) * 2 = 3 050 $.
- Une famille avec 2 enfants paie 3 050 $ + (2×260 $) = 3 570 $ en frais de RP au total.
Autres frais
- Permis d'études : 150 $ par personne.
- Permis de travail : 155 $ par personne (qu'il soit ouvert ou avec employeur). Un supplément de 100 $ s'applique si c'est un permis de travail ouvert.
- Biométrie : 85 $ par personne (frais unique pour empreintes digitales/photo) ou 170 $ maximum par famille.
- Visas de résident temporaire (VRT) : 100 $ pour un visa de visiteur.
Attendez-vous possiblement à une nouvelle indexation en avril 2026. Par exemple, si l'inflation cumulée 2024-2026 est ~6%, les frais pourraient augmenter d'autant. IRCC annoncera sur son site si tel est le cas.
Coût des tests de langue
Les tests linguistiques officiels sont une dépense importante pour la plupart des candidats. Tarifs approximatifs en 2025 (peu susceptibles de changer significativement en 2026, hormis fluctuations de change) :
- IELTS General Training : ~300 $ CAD (entre 250 et 330 $ selon le centre/pays).
- CELPIP-G (test d'anglais disponible surtout au Canada et quelques pays) : ~280 $ CAD au Canada.
- Pearson PTE : ~330 $ CAD (250 USD env.), prix similaire à IELTS.
- TEF Canada (français) : ~440 $ CAD (c'est souvent facturé par section, le complet environ 300 € en Europe).
- TCF Canada : ~300 $ CAD. Moins cher que le TEF, variable selon centre.
Conseil 2026 : prévoyez le coût d'au moins deux passages éventuels, au cas où vous devriez repasser pour améliorer votre score.
Frais d'évaluation des diplômes (ECA)
Dépend de l'organisme choisi et du nombre de diplômes à évaluer.
- WES : ~CAD 240 (incluant l'envoi électronique à IRCC).
- CES (Univ. Toronto) : ~CAD 210.
- IQAS (Alberta) : ~CAD 200, mais délais longs.
- CES, ICES (BC) et les autres sont dans cette fourchette 200-285 $.
- EDE spécifiques : MCC pour médecins ~CAD 220, Pharmacy Board ~CAD 600. CACB (architectes) : annoncé à ~CAD 1 100 pour le dossier complet.
Globalement, la majorité des candidats dépensent ~250-300 $ pour l'EDE au total.
Montants de la preuve de fonds (2026)
C'est de l'argent que vous devez posséder mais pas dépenser, donc ce n'est pas un "coût" en soi, toutefois c'est de l'argent immobilisé à prévoir. Par exemple, un candidat célibataire doit avoir 15 263 $ de côté (montant 2025), un couple ~19 000 $, etc. On insiste : cet argent doit exister sur votre compte et être transférable au Canada. Vous ne paierez pas cet argent au gouvernement, mais devrez prouver sa disponibilité. En 2026, on peut estimer que pour une personne seule le seuil tournera autour de 15,5k-16k $ si ajusté.
Coûts des examens médicaux
En 2026, on peut estimer 200 à 350 $ par adulte, environ 150 $ par enfant, selon le pays. Par ex., un EMI en Inde ~5 500 INR (90 $) c'est moins cher, alors qu'aux États-Unis il peut coûter 300 $. Au Canada même (pour ceux qui changent de statut), c'est souvent ~250 $.
Estimation du coût de la vie par province (installation)
Le budget d'installation initial dépend fortement de la province et de la ville où vous vous établissez.
Logement (loyer)
Le loyer moyen d'un appartement 1 chambre en 2025 est d'environ 2 100 $ par mois au Canada, mais avec de grandes disparités. Par exemple : à Toronto, un 1-bedroom moyen ~1 997 $ ; à Vancouver, ~2 300-2 500 $ (un des plus chers) ; à Montréal, ~1 400 $ (moins cher, surtout hors centre-ville) ; à Winnipeg ~1 100 $ ; dans des petites villes atlantiques, on peut trouver pour 800-1000 $. Conseil : prévoyez au moins 3 mois de loyer d'avance + dépôt comme coussin.
Autres coûts mensuels
- Nourriture : ~300-400 $ par personne (un peu plus cher dans le Nord ou si vous mangez halal/spécialités).
- Transport : en ville, pass mensuel ~100-156 $ (Montréal ~94 $, Toronto ~156 $). Si voiture : achat voiture d'occasion 5 000-15 000 $ + assurance ~100-200 $/mois + carburant.
- Téléphone/Internet : ~50-100 $ par mois (les forfaits canadiens sont chers).
- Vêtements : si vous venez d'un climat chaud, prévoir ~200-300 $ pour s'équiper en manteau d'hiver, bottes, etc.
Par province (indice général du coût de la vie)
- Ontario/BC : Ontario/Colombie-Britannique (en particulier Toronto/Vancouver) sont les plus chers (logement très coûteux, garde d'enfant onéreuse – crèche ~1 200 $/mois).
- Prairies : Alberta/Saskatchewan/Manitoba : logement bien plus abordable (une maison 3 chambres en Saskatchewan peut se louer 1 300 $), nourriture un peu moins chère qu'à l'est, et pas de taxe de vente provinciale en Alberta (5% au lieu de 13-15% ailleurs).
- Québec : Québec : coût de la vie modéré, loyers de Montréal ~30% inférieurs à Toronto. Crèches subventionnées (8,85 $/jour), ce qui aide les familles. Par contre les salaires y sont plus bas en moyenne.
- Atlantique : Provinces atlantiques : logement moins cher qu'Ontario/BC, mais en hausse récente (Halifax a presque doublé ses loyers sur 5 ans). Coût de la nourriture un peu plus élevé car plus d'importations. Dans l'ensemble, vivre dans l'Atlantique coûte ~10-15% de moins qu'à Toronto.
- Nord : Nord (Yukon, TNO, Nunavut) : coût de la vie élevé, notamment la nourriture (2-3x le prix du sud) et logement limité. Mais salaires plus hauts et parfois incitatifs.
Il est donc fortement recommandé de prévoir un budget supérieur à la preuve de fonds : Pour un célibataire allant à Toronto/Vancouver, viser plutôt 20 000 $ d'économies pour être à l'aise. Pour une famille de 4 immigrante à Montréal, bien qu'IRCC exige ~28k$, il peut être prudent d'avoir 35 000-40 000 $ pour couvrir les frais d'installation.
Autres frais à ne pas oublier
- Traductions et attestations de documents (diplômes, actes) : selon le volume, cela peut coûter de 100 à 500 $.
- Voyage et déménagement : Billet d'avion vers le Canada (ex: ~1 000 $ d'Asie du Sud, 600 $ d'Europe), excédents bagages ou envoi de cargo (1 000-3 000 $ si vous expédiez des affaires/mobilier).
- Frais d'installation : achat de meubles de base (lit, table) souvent ~1 500-3 000 $ à prévoir à l'arrivée, sauf si logement meublé.
- Assurance santé privée : si votre assurance maladie provinciale a un délai de carence (p. ex. 3 mois en Ontario pour la carte Santé, ou si vous arrivez comme RP en Ontario c'est immédiat, mais en BC c'est 3 mois), il faut une assurance intérimaire (~300 $ pour 3 mois).
En somme, pour immigrer sereinement en 2026, il est recommandé de : Épargner davantage que le minimum : Les montants de preuve de fonds sont un plancher légal. Ayez un matelas pour imprévus. Comparer le coût de la vie de votre destination : Par ex, si vous hésitez entre Winnipeg et Vancouver, sachez que 20k $ vous feront vivre bien plus longtemps à Winnipeg qu'à Vancouver. Tenir compte du taux de change : si vos économies sont en devise étrangère, considérez les fluctuations.
Sources : IRCC – tableau des nouveaux frais RP 2024 ; CIC News – hausse frais 2024 ; Gouvernement du Canada – frais de permis (IRCC Fee list).
Quel est le “moyen le plus facile” d’immigrer au Canada ?
Il n'existe pas de solution universelle ni de "voie magique" garantissant une immigration facile pour tous – le chemin optimal dépend surtout de votre profil personnel (âge, niveau de langue, métier, expérience, situation familiale, etc.). Cela dit, en 2026, plusieurs programmes et stratégies se démarquent comme particulièrement accessibles pour certaines catégories de candidats.
Express Entry (Entrée express) pour les profils hautement qualifiés
Pour les candidats jeunes (20-35 ans), diplômés de l'enseignement supérieur, avec une bonne expérience et un fort niveau de langue, Entrée express reste généralement la voie la plus directe vers la résidence permanente. En 2026, si vous avez un CRS élevé (disons 500+), vous serez probablement invité dans un tirage général sans autre condition.
Changements facilitants : les nouvelles sélections par catégories peuvent rendre plus "facile" l'obtention d'une invitation pour certains profils qui auparavant étaient juste en dessous du cut-off. Par exemple, un ingénieur logiciel avec CRS 480 n'aurait pas été invité en 2022 (cut-offs ~500), mais en 2025 un tirage STIM a pu l'inviter si le cut-off STIM était, disons, 470.
Maximiser son profil EE reste la clé : améliorations linguistiques (chaque point CLB compte), obtenir une nomination provinciale (600 pts CRS bonus) si possible, ou accumuler de l'expérience canadienne.
Programmes de candidats des provinces (PNP) – l'alternative flexible
Pour ceux dont le profil ne garantit pas une invitation Express Entry directe, les PNP sont souvent le moyen le plus accessible. Chaque province ayant ses critères, il s'agit de trouver la province où votre profil est en demande. En 2026, les PNP restent très actifs – environ 1 candidat économique sur 4 passera par là.
Voie des études au Canada (étudiant international → PGWP → RP)
Souvent présentée comme le "chemin facile" pour les jeunes, elle comporte des coûts mais reste une stratégie efficiente pour beaucoup. Principe : venir faire des études au Canada, obtenir un permis de travail post-diplôme (PGWP), acquérir 1 an d'expérience canadienne, puis être éligible à la CEC ou aux PNP.
Pourquoi c'est plus facile ? Parce qu'en ayant un diplôme canadien et de l'expérience locale, vous obtenez beaucoup de points dans Entrée express (un diplôme canadien vaut 15-30 points, 1 an d'expérience canadienne ~35-40 points), sans parler des avantages dans les PNP.
En conclusion, le moyen "le plus facile" d'obtenir la RP en 2026 dépend vraiment de chaque situation : Pour beaucoup de candidats qualifiés, Entrée express via la Catégorie de l'expérience canadienne (donc en ayant d'abord travaillé/étudié au Canada) est le plus fiable. Pour ceux qui ne peuvent pas venir d'abord comme étudiants ou travailleurs, les nominations provinciales offrent une alternative solide. Finalement, "facile" ne veut pas dire "rapide" : il faut être patient, préparer un bon dossier, et souvent combiner plusieurs étapes.
Sources : CIC News – analyse profils priorisés 2026 (insistance sur CEC) ; IRCC – Plan niveaux (transitions 33k travailleurs) ; Ontario – communiqué allocation 2025 atteinte.
Quelle province est la plus accessible pour immigrer ?
La "province la plus accessible" dépend, là encore, de votre profil et de ce que l'on entend par accessible. Voulez-vous dire la province avec les critères d'immigration les plus souples, ou celle où il est statistiquement le plus facile d'être admis ? On peut examiner les provinces sous l'angle de leurs politiques d'immigration 2026 : certaines offrent en effet des programmes plus flexibles ou des besoins plus urgents, ce qui peut faciliter l'admission de candidats.
Provinces aux critères les plus "ouverts"
- Saskatchewan : Saskatchewan (SK) est souvent citée comme l'une des provinces les plus accessibles. Son Programme des candidats (SINP) n'exige pas systématiquement une offre d'emploi pour les volets clés (International Skilled Worker – Entrée express et Occupations In-Demand). À la place, un système de points sur 110 évalue les candidats (il faut ≥60 points). Avantage : pas besoin de lien familial ni d'offre, critères linguistiques faibles (CLB 4-5 pour beaucoup de métiers).
- Manitoba : Manitoba (MB) est accessible surtout pour ceux qui ont un lien dans la province (ami, famille) ou une expérience/études locales. Le MPNP fonctionne par points également. Avantage : si vous avez un parent éloigné ou même ami prêt à vous soutenir au Manitoba, vos chances sont bonnes – le critère "connexion" donne de gros points.
- Nouvelle-Écosse : Nouvelle-Écosse (NS) : cette province de l'Atlantique a quelques atouts. Son volet Labour Market Priorities (LMP) permet d'inviter via Entrée express des profils sans qu'ils aient postulé – souvent des métiers spécifiques. NS a aussi un volet Skilled Worker qui accepte des CLB 5 et même des métiers C/D (rare) s'il y a une offre d'emploi.
- Alberta : Alberta (AB) : critère d'accessibilité = ne requiert pas de connexion ni d'offre pour son volet Entrée express. AB a montré une ouverture en invitant en 2023 des candidats EE avec CRS 300+, y compris des candidats dans 40+ occupations différentes. Ils ont un accent sur candidats avec liens familiaux, francophones, et certains métiers en demande.
- Ontario : Ontario (ON) : c'est la province la plus demandée, donc paradoxalement pas "facile" car compétitif. Ses volets Entrée express (HCP, francophone, métiers) ont beaucoup plus de candidats que d'allocations. Cependant, Ontario reste accessible pour certains : les francophones (très bon taux de réussite dans le volet francophone car peu de concurrents hors Afrique francophone), et les diplômés de maîtrise/doc.
- Québec : Québec : À part la barrière de la langue française (exigée niveau B2 pour le PEQ), le Québec a un système ARRIMA (points) qui en 2023-2024 a invité à des scores relativement bas pour plusieurs professions. Si vous parlez français, immigrer au Québec via le Programme régulier (Arrima) ou le PEQ peut être plus facile qu'au fédéral, car la compétition internationale est moindre.
Programmes francophones par province
- Ontario : Ontario – Volet des Travailleurs qualifiés francophones : sans doute le programme francophone le plus actif. Critères : français NCLC 7, anglais CLB 6, études postsecondaires. Très accessible car pas de score, c'est au fil des demandes.
- Nouveau-Brunswick : Nouveau-Brunswick : a un Volet stratégique francophone (inclus dans Skilled Worker) qui permet de nominer avec CLB4 en français + engagement à s'installer dans une communauté francophone NB. NB a aussi des missions de recrutement Destination Acadie ciblant les francophones.
- Saskatchewan : Saskatchewan : a une catégorie "francophone" dans son système EOI – ils peuvent donner 20 points additionnels aux francophones (soit un gros boost sur 110).
En synthèse, si l'on devait nommer une province "la plus facile d'accès" en 2026 : Pour un candidat sans spécificité (anglophone, métier standard), possiblement la Saskatchewan ou le Manitoba offrent les portes les plus grandes, car elles acceptent des candidats hors de leurs frontières sans offre, et cherchent à augmenter leurs populations. Pour un francophone, l'Ontario et le Nouveau-Brunswick se démarquent, et peut-être le Québec via Arrima si le candidat est ouvert au Québec. Pour un candidat avec une offre d'emploi, l'Atlantique (via AIP) est extrêmement accueillant – on peut obtenir la RP en quelques mois avec des critères très bas (CLB 4-5).
Les programmes provinciaux peuvent changer avec peu de préavis. En 2026, il y aura des élections provinciales dans certaines juridictions qui pourraient influencer les quotas ou critères. Cependant, le Canada a signé en 2023 des ententes Canada-provinces augmentant significativement le rôle des provinces dans l'immigration (elles ont plus de quotas et de voix au chapitre sur la sélection).
Sources : CIC News – focus 2026 (mentionne NB priorisant santé/social en 2026) ; MDSVisa – provinces attractives 2025 ; Plans provinciaux 2023-24 (communiqués NB, SK, etc.).
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