Conditions pour étudier en Tunisie
Pour s'inscrire en Licence dans une université tunisienne, un étudiant international doit être titulaire du baccalauréat ou d'un diplôme étranger équivalent. L'équivalence du diplôme est généralement exigée par le Ministère de l'Enseignement Supérieur.
Exigences académiques et équivalences de diplômes
Pour être admis dans une université tunisienne, vous devez généralement :
- Avoir un diplôme de fin d'études secondaires équivalent au baccalauréat tunisien. Le diplôme de fin d'études secondaires doit être reconnu comme équivalent au baccalauréat tunisien, et il en va de même pour les diplômes de Licence (requis pour une admission en Master) ou de Master (requis pour un Doctorat).
- En pratique, cela implique de faire attester et légaliser vos diplômes et relevés de notes (tampon du ministère de l'éducation de votre pays, légalisation par le ministère des affaires étrangères, puis par l'ambassade de Tunisie, ou via une apostille si votre pays est signataire) avant de les soumettre. Il est recommandé de prévoir plusieurs mois à l'avance pour obtenir ces équivalences et légalisations des documents.
- Par ailleurs, l'harmonisation entre le parcours d'études antérieur du candidat et la spécialité demandée est examinée pour les admissions en Master/Doctorat. En d'autres termes, le domaine de votre diplôme précédent doit correspondre à la filière sollicitée.
- Certaines filières très demandées (médecine, ingénierie, etc.) peuvent exiger des résultats académiques élevés, mais officiellement, la condition est surtout d'avoir le diplôme requis (avec équivalence) et de réussir d'éventuels concours spécifiques.
- Notons que la circulaire n°05/08 du 5 février 2005 encadre l'admission des étrangers et prévoit des quotas de places par pays dans chaque établissement public – le dossier de chaque candidat étranger est étudié par la Direction Générale de la Coopération Internationale (DGCI) du ministère, qui décide des admissions (en concertation avec les universités) et informe les candidats via les autorités officielles de leur pays.
Tests de langue requis
La langue d'enseignement dominante dans l'enseignement supérieur tunisien est le français (notamment pour les sciences, l'ingénierie, la médecine, l'économie, etc.), l'arabe étant utilisé dans certaines filières (sciences humaines, droit, théologie à l'Université Ez-Zitouna, etc.), et l'anglais dans quelques programmes spécifiques ou à partir du Master.
Par conséquent, un étudiant francophone n'a généralement pas besoin de test de français supplémentaire. En revanche, un candidat non francophone doit en principe justifier d'un niveau de français suffisant. Les établissements peuvent exiger un test de français de type DELF B2 ou TCF (niveau B2 minimum) pour suivre les cours en français.
De même, si le programme visé est enseigné en anglais (certains Masters ou cursus d'universités privées en informatique, gestion…), une certification d'anglais (TOEFL, IELTS…) peut être demandée (par exemple IELTS 6.0 ou équivalent B2).
En pratique, ces exigences linguistiques sont précisées par chaque établissement dans ses conditions d'admission. Il est donc vivement conseillé de fournir, lors de la candidature, les certificats de langue correspondant à la langue d'enseignement du programme choisi. À défaut, une inscription conditionnelle peut parfois être accordée avec obligation de suivre des cours de langue en début de parcours.
Limites d'âge par niveau d'études
Officiellement, il n'y a pas de limite d'âge légale pour s'inscrire dans l'enseignement supérieur en Tunisie. Cependant, dans le cadre de certains programmes de coopération bilatérale ou de bourses, des limites d'âge peuvent s'appliquer.
Par exemple, certaines bourses d'études de la Tunisie pour des étudiants étrangers peuvent exiger d'être âgé de 27 à 35 ans maximum selon le cycle (par exemple, pour un Master, souvent 29 ans au plus lors de la sélection).
De même, un pays partenaire envoyant des étudiants en Tunisie peut fixer un âge plafond (souvent autour de 23-25 ans pour la licence, 30 ans pour le master, etc.).
Pour les inscriptions hors programme de bourse (« programme payant »), il n'y a généralement pas de contrainte d'âge stricte, tant que le candidat dispose du diplôme requis. Néanmoins, il est raisonnable d'indiquer dans votre dossier vos activités académiques ou professionnelles si votre diplôme précédent remonte à plusieurs années, afin de justifier la continuité de votre parcours.
Procédure d'équivalence des diplômes étrangers
L'obtention d'une attestation d'équivalence est une étape importante. En pratique, après l'admission, le candidat doit déposer ses diplômes auprès du Ministère de l'Enseignement Supérieur (DGCI) qui vérifiera l'authenticité et l'équivalence.
Pour le baccalauréat, l'équivalence se fait via le Ministère de l'Éducation tunisien ou la DGCI. Le dossier d'équivalence typique comprend : copies certifiées conformes du diplôme original et des relevés de notes, traductions officielles en français, copie du passeport, etc. Cette procédure peut être entamée dès l'arrivée en Tunisie ou via l'ambassade de Tunisie en amont.
Le ministère délivre ensuite une attestation confirmant que votre diplôme étranger correspond par exemple au baccalauréat tunisien (ou Licence tunisienne, etc.), ce qui permet votre inscription administrative définitive. Sans cette équivalence, l'inscription n'est pas validée.
💡 Astuce : faites traduire et légaliser tous vos documents académiques avant de venir (par un traducteur assermenté en français), cela vous fera gagner du temps.
Dates limites de candidature et calendrier d'admission
Les candidatures des étudiants internationaux aux universités publiques tunisiennes suivent un calendrier strict. Chaque année, les candidats doivent retirer le dossier de candidature entre le 2 mai et le 15 juin, puis le déposer avant le 10 juillet (après les résultats du bac dans le pays d'origine).
Entre mars et juillet, la DGCI recueille et étudie les dossiers. Pour les cycles Master et Doctorat, les délais peuvent s'étendre un peu plus selon les universités, mais il est recommandé de respecter le même calendrier printanier.
Les réponses d'admission sont généralement communiquées via les Ministères/ambassades vers la fin juillet ou en août, afin que les étudiants obtiennent leur visa à temps.
Du côté des universités privées, les admissions sont plus flexibles : les préinscriptions ouvrent souvent dès janvier et peuvent se prolonger jusqu'en septembre, selon les places disponibles. Néanmoins, pour des raisons de visa, il est prudent de finaliser son inscription avant la fin juillet.
⚠️ Attention : certaines filières publiques à accès règlementé (comme les écoles d'ingénieurs, de médecine) peuvent organiser des concours ou entretiens en plus du dossier, allongeant le calendrier (par exemple concours en juillet). Informez-vous auprès de chaque établissement pour connaître les dates spécifiques.
Système de préinscription en ligne (plateforme officielle)
La Tunisie a mis en place un système en ligne de préinscription pour les étudiants étrangers admis dans le public. Concrètement, une fois que la DGCI approuve votre candidature, elle vous délivre un Identifiant unique (Identifiant DGCI).
Cet identifiant permet de créer un compte sur le portail national d'inscription universitaire (ex. site www.inscription.tn) et de s'inscrire en ligne comme les étudiants tunisiens. Si vous êtes à votre première inscription en Tunisie et ne possédez pas encore cet identifiant, vous devez déposer votre candidature via le ministère (DGCI) en remplissant un formulaire dédié. En 2025, le portail « Etudes en Tunisie » centralise ces demandes.
Pour les universités privées, la préinscription s'effectue généralement sur le site de l'établissement choisi ou par email : chaque université privée propose un formulaire de demande de pré-inscription à remplir et à envoyer avec les pièces requises. Après examen du dossier, l'université émet une attestation de préinscription (ou lettre d'acceptation provisoire) indispensable pour vos démarches de visa.
En résumé, la procédure publique est centralisée via le ministère (avec identifiant DGCI et plateforme en ligne) alors que la procédure privée se fait auprès de chaque établissement.
Sources : Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique tunisien (MESRS), DGCI, etudiant.ma. Dernière mise à jour : décembre 2025.
Types d'universités en Tunisie
Le réseau universitaire public tunisien compte 13 universités publiques (12 régionales et 1 université virtuelle) couvrant tout le pays. La Tunisie compte également une soixantaine d'établissements privés d'enseignement supérieur (universités et instituts).
Universités publiques tunisiennes
Les universités publiques offrent un large éventail de spécialités : sciences et technologies, médecine et santé, sciences économiques et gestion, lettres et sciences humaines, droit et sciences politiques, sciences de l'ingénieur, arts et design, agronomie, etc. Le système public inclut aussi 24 ISET (Instituts Supérieurs des Études Technologiques) répartis dans le pays, qui proposent des formations professionnelles courtes (Bac+3) dans diverses disciplines techniques. Les études dans le public sont quasiment gratuites pour les Tunisiens (frais d'inscription annuels symboliques). Pour les étrangers, depuis quelques années, un programme payant a été instauré (voir section Coûts) permettant d'accueillir plus d'étudiants internationaux.
Les 13 universités publiques principales
• Université de Tunis – L'une des plus anciennes, pluridisciplinaire.
• Université de Carthage – Comprend des établissements renommés comme l'INSAT (Institut national des sciences appliquées et de technologie), l'ENAU (école d'architecture) ou l'IHEC Carthage (Institut des hautes études commerciales).
• Université de Tunis El Manar – Classée 1ère du pays, excelle en médecine, mathématiques et sciences. Compte la Faculté des Sciences de Tunis, l'École Nationale d'Ingénieurs de Tunis (ENIT), la Faculté de Médecine de Tunis, etc.
• Université de La Manouba – Bien classée en sciences sociales (économie, communication). Héberge l'ISCAE, l'IPSI pour la presse, etc.
• Université de Sousse – Reconnue pour les études de santé (médecine, dentaire, pharmacie).
• Université de Monastir – Reconnue pour les études de santé (médecine, dentaire, pharmacie).
• Université de Sfax – Très réputée en ingénierie et informatique.
• Université de Gabès – Couvre le sud-est du pays.
• Université de Kairouan – Située dans le centre du pays.
• Université de Gafsa – Couvre le sud-ouest.
• Université de Jendouba – Située dans le nord-ouest.
• Université islamique Ez-Zitouna – Enseignement théologique en arabe.
• Université virtuelle de Tunis – Enseignement à distance.
Domaines d'excellence par université
Médecine : Les facultés publiques de Tunis (El Manar), Sfax et Monastir sont très cotées (classements internationaux Times Higher Education plaçant la médecine de Tunis El Manar au 1er rang national).
Ingénierie : L'Université de Sfax se distingue particulièrement, suivie de l'ENIT (Tunis-El Manar) et de l'INSAT (Carthage).
Économie/gestion : Les instituts publics comme l'IHEC Carthage ou la FSEGT de Tunis ont une longue tradition, mais la MSB (SMU) se positionne aussi au top dans les classements régionaux.
Sciences agronomiques et environnement : L'Université de Carthage (via l'INAT et l'INRGREF) est leader.
Sciences humaines et sociales : L'Université de La Manouba est réputée et figure en bonne place pour les études en économie et gestion dans certains classements.
Architecture et design : L'ENAU (publique) et des écoles privées comme l'ESSTED ou celles de l'UTC se démarquent.
Universités privées et instituts privés
Les universités privées couvrent surtout les domaines de la gestion, commerce, informatique, ingénierie, santé, architecture et design. Les frais de scolarité y sont beaucoup plus élevés que dans le public (voir section Coûts), mais ces institutions offrent souvent des doubles diplômes en partenariat avec des universités européennes ou nord-américaines, une plus grande flexibilité d'admission et un encadrement rapproché.
Principales universités privées
• Université Centrale – Multi-disciplinaire, a de grandes écoles de santé et d'ingénierie.
• Université Internationale de Tunis (UIT) – Multi-disciplinaire.
• Université Tunis Carthage (UTC) – Réputée en architecture, gestion et design.
• ESPRIT (École supérieure privée d'ingénierie et de technologies, à Tunis) – Spécialisée en ingénierie et technologies.
• Université de Monastir (UPM) – Privée.
• Université Mahmoud El Materi (UMM) – Spécialisée en santé.
• South Mediterranean University (SMU) – Héberge la Mediterranean School of Business (MSB) classée #1 en Tunisie en marketing.
• Autres établissements privés : Institut d'Informatique et Technologies, écoles de commerce, instituts de langue, etc.
La qualité varie selon les établissements, mais les plus réputés sont accrédités par le ministère et parfois certifiés ISO ou par des organismes étrangers. À noter : les diplômes délivrés par les établissements privés reconnus sont équivalents aux diplômes nationaux (après accréditation de chaque filière par le MESRS).
En tout, environ 15-20% des étudiants tunisiens et de plus en plus d'internationaux sont inscrits dans le privé, attirés par des filières telles que l'aéronautique, les MBA, l'ingénierie informatique, etc., où les équipements peuvent être plus modernes.
Différences entre établissements publics et privés
- Admission : Les universités publiques ont des critères réglementés (dossier via la DGCI, quotas) tandis que les privées recrutent directement et plus librement.
- Coûts : les études sont quasi gratuites dans le public (sauf frais pour étrangers) alors que le privé coûte entre ~5000 et 15 000 DT/an selon la filière (voir détails plus loin).
- Encadrement : la taille des groupes est souvent plus réduite dans le privé, avec un suivi personnalisé, alors que le public peut avoir des amphithéâtres bondés en première année.
- Diplômes : tous sont reconnus par l'État si l'établissement est agréé, mais le privé propose parfois des certificats internationaux en plus.
- Spécialités : certaines filières pointues (médecine humaine, vétérinaire, pharmacie, architecture, etc.) n'existent qu'en public, tandis que le privé excelle dans des domaines appliqués (management, télécoms, design).
- Vie étudiante : les campus publics bénéficient d'infrastructures subventionnées (bibliothèques, restaurants à 0,2 DT le repas, cités U…) dont peuvent aussi profiter les étrangers, y compris inscrits en privé dans certains cas.
Sources : Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique tunisien (MESRS), universite.tn, universityguru.com. Dernière mise à jour : décembre 2025.
Processus d'admission détaillé
Le processus d'admission comporte plusieurs étapes clés, variant selon que vous postulez dans le public ou le privé.
Plateforme de préinscription et dépôt de candidature
Pour le public : L'étudiant international doit d'abord soumettre un dossier de candidature auprès de la DGCI (Ministère) via son ministère d'origine ou l'ambassade de Tunisie. Une fois la candidature acceptée par les autorités tunisiennes, un Identifiant Unique DGCI vous est délivré. Avec cet identifiant, vous vous inscrivez sur le portail national (inscription en ligne) pour choisir votre université et programme.
Pour le privé : La démarche se fait directement auprès de l'établissement. Il faut remplir le formulaire de pré-inscription de l'université privée (disponible en ligne) et envoyer par email les pièces demandées. Chaque université privée dispose d'un service admissions qui examinera votre dossier et émettra une lettre d'admission provisoire si vous êtes retenu.
Dans les deux cas, cette attestation de préinscription est essentielle pour la suite (demande de visa, etc.).
Étapes et délais du processus d'admission
Constitution du dossier et préinscription (printemps)
Préparez votre dossier académique : formulaires remplis, copies légalisées des diplômes, relevés de notes, pièce d'identité, CV, lettre de motivation éventuellement. Envoyez le tout entre mai et juin via la plateforme (public) ou par email (privé).
Étude du dossier et décision (été)
La DGCI et les commissions pédagogiques des universités examinent les candidatures en juin-juillet. Elles vérifient la conformité du diplôme (équivalence) et le niveau académique. Certaines filières peuvent convoquer à un entretien en ligne ou exiger un test d'entrée (ex: portfolio pour les écoles d'art, test de français si besoin). La décision d'admission ou de refus est généralement communiquée en juillet/août par voie officielle (ambassade, ministère). Pour les universités privées, les admissions sont souvent « au fil de l'eau » : vous recevez une réponse quelques semaines après votre envoi de dossier, parfois dès mai-juin, vous permettant de confirmer rapidement votre inscription.
Lettre d'acceptation et formalités de visa (août)
Si vous êtes accepté, vous recevrez une attestation de préinscription officielle de l'université (ou une lettre d'admission définitive pour le privé une fois un acompte payé). Avec ce document, vous entamez immédiatement la demande de visa étudiant au consulat de Tunisie (voir section Visa). Il est crucial de s'y prendre dès août car les visas peuvent prendre plusieurs semaines.
Inscription définitive (septembre)
Une fois en Tunisie, vous devez vous présenter à l'université pour finaliser l'inscription administrative. Au rendez-vous convenu (parfois fixé via la plateforme en ligne pour le public ou par email pour le privé), vous présenterez les originaux de vos diplômes, l'attestation d'équivalence si déjà obtenue, votre passeport et visa, et vous réglerez les frais d'inscription et de scolarité. L'université publique ou privée vous remettra alors une attestation d'inscription définitive et un certificat de paiement des frais, documents indispensables pour obtenir la carte de séjour.
Inscription à la sécurité sociale étudiante – Si vous êtes dans un établissement public (ou que vous y avez droit), vous ferez également les démarches pour obtenir la carte de soin CNAM étudiant (voir section Santé).
Frais de dossier
En termes de frais de dossier : la plupart des universités publiques ne facturent pas de frais de candidature en soi (le traitement se fait via le ministère). En revanche, les universités privées peuvent exiger des frais de dossier ou frais d'étude de candidature variant de 50 à 100 € selon l'établissement, à payer soit en ligne soit à l'arrivée. Renseignez-vous sur ce point auprès de chaque université privée.
Critères de sélection et comités d'admission
La sélection dans le public repose sur : (a) la vérification que le candidat remplit les conditions (diplôme requis, documents complets), (b) le mérite académique (notes obtenues, mentions, classement si disponible), et (c) la disponibilité de places dans la filière et le quota alloué à votre pays.
Par exemple, la Tunisie fixe à l'avance qu'elle accueillera X étudiants de tel pays en médecine, Y en droit, etc. Si les demandes excèdent le quota, les meilleurs dossiers (notes du bac les plus élevées, etc.) seront retenus.
Le comité pédagogique de chaque faculté doit donner son accord sur la cohérence du profil (domaine d'études antérieur) et peut refuser une admission si le parcours n'est pas jugé adéquat malgré l'aval de la DGCI.
Dans le privé, il n'y a pas de quota par nationalité : chaque université privée décide en interne. En général, tout candidat éligible (ayant le diplôme d'accès) est admis, sous réserve parfois d'un entretien Skype ou test de niveau, surtout pour les Masters. Les critères peuvent inclure la maîtrise de la langue d'enseignement et, pour certaines formations de cycle supérieur, l'évaluation d'un projet de recherche ou portfolio.
Par exemple, pour un doctorat, il faut souvent avoir un projet de thèse cohérent et trouver un directeur de thèse prêt à encadrer, en plus des critères académiques (Master de recherche avec mémoire, bonnes notes).
Concours et épreuves complémentaires
La majorité des filières acceptent les étudiants internationaux sur dossier uniquement. Cependant, quelques filières très demandées ou réglementées prévoient des concours d'entrée même pour les étrangers.
C'est le cas notamment des études de médecine vétérinaire, de certaines écoles d'ingénieurs ou d'architecture qui peuvent organiser un examen technique ou un test d'aptitude. Ces concours sont généralement précisés dans l'offre de formation.
Pour les étudiants internationaux relevant de la coopération, soit ils passent le concours d'entrée tunisien (souvent en septembre), soit ils peuvent en être dispensés si un accord spécifique existe.
De même, les filières artistiques (design, musique) peuvent demander un portfolio de travaux ou une audition.
Enfin, certaines universités privées organisent un test de positionnement en langues ou en mathématiques pour orienter le niveau de l'étudiant, mais ce n'est pas éliminatoire.
Les entretiens sont plutôt rares, sauf peut-être pour les MBA ou programmes de Master très sélectifs (où l'on évalue la motivation du candidat).
Dans l'ensemble, assurez-vous de bien lire les modalités d'admission de votre filière cible afin de ne pas rater un éventuel concours ou examen complémentaire.
Validation du dossier d'inscription
Une fois admis et arrivé en Tunisie, l'université procédera à la validation finale de votre dossier. Cela comprend : la vérification des originaux de diplômes (et traduction si nécessaire), la remise de l'attestation d'équivalence délivrée par le ministère (si vous ne l'avez pas encore, vous pourrez être inscrit provisoirement en attendant de l'obtenir), le règlement des frais d'inscription (droits universitaires), et la fourniture de photos d'identité pour la carte d'étudiant.
À noter qu'en Tunisie, l'inscription doit être renouvelée chaque année au début de l'année universitaire, mais pour un étudiant étranger cela est généralement une formalité (il suffit de payer les frais de l'année suivante et de mettre à jour son dossier si nécessaire).
Enfin, il est très important de conserver précieusement les documents qui vous sont remis (attestation d'inscription, de paiement), car ils seront exigés pour d'autres démarches administratives (par ex. la demande de carte de séjour).
Sources : Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique tunisien (MESRS), DGCI, inscription.tn, uvt.rnu.tn, u2p.tn, umm-tunisie.com. Dernière mise à jour : décembre 2025.
Coûts détaillés des études et de la vie en Tunisie
Les coûts varient considérablement entre les universités publiques et privées. La Tunisie offre un coût de la vie relativement bas comparé à l'Europe ou à l'Amérique du Nord, ce qui est un atout pour les étudiants.
Frais de scolarité par niveau et par filière (public vs privé)
Dans les universités publiques tunisiennes, les étudiants internationaux admis dans le cadre du « programme payant » doivent s'acquitter de frais annuels fixés par le ministère. Ces montants (en Dinar Tunisien, TND) sont uniformisés par niveau d'études.
- 5000 DT par an pour un cycle Licence (Bac+3/4) – soit environ 1500 € (1 DT ≈ 0,30 €).
- 6000 DT par an pour un cycle Master (Bac+5) – soit environ 1800 €.
- 7000 DT par an pour un cycle Doctorat (Bac+8) – soit environ 2100 €.
- Les études d'ingénieur et d'architecte (diplômes d'ingénieur ou d'architecte, généralement Bac+5) sont facturées 9000 DT par an – soit environ 2700 €.
- Les études médicales (médecine, dentaire, pharmacie) s'élèvent à 15 000 DT par an – soit environ 4500 €.
Ces frais concernent les étudiants internationaux hors programmes de bourse. Ils donnent droit aux mêmes services que les étudiants tunisiens (cours, examens, bibliothèques…). Les frais d'inscription administrative (délivrance de carte étudiant, assurance universitaire de base, etc.) dans le public sont minimes (quelques dizaines de dinars au plus) et souvent inclus dans ces montants. En revanche, pour les étudiants étrangers bénéficiant d'une bourse du gouvernement tunisien (voir section Bourses), les droits d'inscription peuvent être exonérés en tout ou partie.
Frais de scolarité - Universités privées
Dans les universités privées, les frais varient énormément selon l'établissement, la filière et le niveau.
En moyenne, une Licence en privé coûte entre 5000 et 8000 DT par an (environ 1600–2600 €) et un Master entre 6000 et 10 000 DT/an (2000–3300 €).
Certaines écoles de prestige ou filières comme la médecine privée peuvent monter jusqu'à 12 000–15 000 DT par an.
Par exemple, l'Université ESGItech affiche ~7500 DT/an pour un cursus d'ingénierie (étudiants tunisiens), et environ 2800 € par an pour les étudiants internationaux. À Sup'Com privé (Suptech), une Licence pour étudiant étranger est tarifée autour de 1970 € par an (frais d'inscription inclus).
Il faut aussi prévoir les frais d'inscription initiaux (non récurrents) : par exemple, l'Université Mahmoud el Materi facture 850 DT de frais d'inscription à l'entrée en première année, puis les frais de scolarité annuels identiques aux locaux (ex : ~2950 DT par semestre selon la filière).
En résumé, le coût total d'un cursus privé de 3 ans peut osciller entre 15 000 et 30 000 DT selon l'école. Il est important de se renseigner directement auprès de l'établissement choisi, car des facilités de paiement en plusieurs tranches sont souvent offertes, voire des réductions pour paiement comptant.
Coût mensuel de la vie par ville (logement, nourriture, transport, loisirs)
La Tunisie offre un coût de la vie relativement bas comparé à l'Europe ou à l'Amérique du Nord. Cependant, ce coût varie selon la ville. Tunis (la capitale) est la plus chère, tandis que des villes universitaires de l'intérieur (Sfax, Kairouan, Jendouba…) sont moins coûteuses.
Logement
À Tunis, un studio meublé près du campus peut coûter 600–800 DT par mois (180–240 €), ce qui pousse beaucoup d'étudiants vers la colocation. Une chambre en colocation à Tunis revient autour de 150–200 DT par personne (50–70 €). En périphérie ou dans des quartiers moins chers (ex: Le Bardo, El Mourouj, Jardins d'El Menzah), on trouve des appartements moins coûteux, à ~400 DT le deux-pièces.
À Sfax, ville universitaire importante moins chère que Tunis, on compte 300–400 DT pour un petit appartement ou un logement partagé.
À Sousse, Monastir, Gabès, etc., les loyers sont comparables à Sfax voire un peu inférieurs (hors zones touristiques).
Les résidences universitaires publiques proposent des chambres à des tarifs symboliques (quelques dizaines de dinars par mois), mais les places sont limitées et prioritairement accordées aux boursiers.
Il existe aussi des foyers privés pour étudiants dans les grandes villes : par exemple à Tunis, une chambre individuelle en foyer privé coûte environ 230 DT/mois (70 €), une double 180 DT/personne et une triple ~160 DT/personne. Ces foyers offrent confort et sécurité, mais sont plus onéreux que les cités U publiques.
Nourriture
En cuisinant soi-même et en faisant ses courses au marché local, un étudiant peut s'en tirer pour 150–200 DT par mois en alimentation (50–65 €). Les produits de base (fruits, légumes, pains) sont bon marché, surtout sur les marchés municipaux ou petits souks.
Manger à l'extérieur dans un quartier étudiant reste abordable : par exemple, un sandwich « makloub » ou chawarma coûte ~4–5 DT (1,5 €), un plat complet (escalope, etc.) ~9–10 DT (≈3 €).
Surtout, les restaurants universitaires publics proposent des repas à un tarif imbattable de 0,200 DT (20 centimes de dinar, soit moins de 0,10 € !) pour les étudiants inscrits – oui, un repas complet quasi gratuit grâce à la subvention de l'État. Ces restos U sont présents sur la plupart des campus et sont accessibles aux étudiants étrangers inscrits (il faut montrer sa carte d'étudiant).
En incluant quelques sorties au café et collations, on peut estimer ~200–250 DT/mois pour se nourrir confortablement.
Transport
Les transports publics tunisiens sont économiques. Tunis dispose d'un réseau de métro léger (tram) et de bus.
Il existe une carte d'abonnement étudiant annuelle très avantageuse : ~170 DT par an pour combiner métro et bus, soit environ 14 DT par mois seulement. À titre indicatif, l'abonnement annuel au métro léger coûte ~70 DT et au bus ~99 DT. Si vous n'avez pas l'abonnement, comptez 0,5 DT le ticket de bus ou métro en ville.
Les taxis sont bon marché comparés à l'Europe : prise en charge à 0,8 DT puis ~0,6 DT/km (une course intraville revient rarement à plus de 10 DT).
Dans une ville moyenne comme Sfax ou Sousse, n'ayant pas de métro, beaucoup d'étudiants font tout à pied ou en minibus. Un budget transport d'environ 30 DT/mois suffit dans ces villes. Si vous résidez loin du campus, un abonnement train « carte jeune » (pour les moins de 30 ans) coûte ~30 DT par mois.
En résumé, prévoir 50–100 DT/mois (15–30 €) pour le transport selon la distance logement-campus et vos déplacements personnels.
Autres dépenses (loisirs, télécom, etc.)
Un forfait mobile prépayé 4G coûte ~20 DT par mois pour un volume data confortable.
L'ADSL ou la fibre à domicile (si non incluse dans le loyer) revient à ~30–50 DT/mois (à partager en colocation).
Les loisirs courants : cinéma ~7 DT la place, salle de sport ~50 DT/mois, sorties restaurants/malls… varient selon votre style de vie. Beaucoup d'activités culturelles (festivals, concerts universitaires) sont gratuites ou à tarif étudiant. Globalement, avec 100 DT supplémentaires on peut couvrir une partie des loisirs.
Bilan mensuel : un étudiant vivant modestement à Tunis dépense environ 800–1000 DT par mois tout compris (soit 250–330 €). Ailleurs, 600–800 DT (200–270 €) peuvent suffire. Bien sûr, ce budget peut augmenter si vous prenez un logement seul haut de gamme, ou diminuer avec une bourse en cité U et en mangeant toujours au resto U. Il vaut mieux prévoir une marge pour éviter les imprévus financiers.
Bourses disponibles pour étudiants internationaux
Bourses gouvernementales tunisiennes
Le gouvernement tunisien, dans le cadre de sa coopération internationale, offre des bourses d'études à certains étudiants étrangers, notamment en provenance de pays africains et arabes « frères ». Chaque année, un nombre de places avec exemption de frais de scolarité et/ou allocation mensuelle est alloué par pays.
Par exemple, un étudiant subsaharien pouvant bénéficier d'une bourse de coopération tunisienne verra ses frais d'inscription dans le public pris en charge (exonération) et pourra recevoir une bourse mensuelle pour ses dépenses (le montant typique est modeste, ~100 DT/mois pour la licence, un peu plus en Master).
Ces bourses sont généralement attribuées par le ministère de l'enseignement supérieur du pays d'origine, en concertation avec la Tunisie. Important : l'admission « avec bourse » se fait via les autorités officielles du pays d'origine, qui envoient une liste de candidats prioritaires à la DGCI tunisienne. Assurez-vous de vous renseigner auprès de votre ministère de l'éducation sur l'existence de quotas de bourses pour la Tunisie.
Bourses des universités privées
En dehors des bourses gouvernementales tunisiennes, plusieurs universités privées proposent leurs propres bourses d'études ou réductions pour attirer les meilleurs profils internationaux.
Par exemple, l'Université Mahmoud el Materi a offert 16 bourses aux étudiants d'Afrique subsaharienne en 2025 (allant jusqu'à 50% de réduction des frais). L'Université Centrale lance régulièrement des campagnes de bourses (pouvant couvrir 50% des frais) pour les nouveaux inscrits. Ces opportunités sont souvent annoncées sur les sites web des universités ou via les salons étudiants.
Autres bourses internationales
Par ailleurs, certaines organisations internationales accordent des bourses de mobilité pour la Tunisie : l'Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) finance des mobilités dans la région, le programme Erasmus+ inclut la Tunisie dans certains échanges (surtout au niveau Master/Doctorat), et des pays comme la France via Campus France offrent des bourses aux étrangers poursuivant des études en Tunisie (cas plus rare, mais possible via des programmes partenariaux).
Autres bourses d'exemption
Il existe également des bourses d'exemption particulières : par exemple, les étudiants étrangers inscrits en Doctorat et travaillant comme attachés temporaires d'enseignement ou de recherche peuvent percevoir une rémunération et être exemptés de frais. De même, certaines filières reçoivent des financements de projets (ex. bourses d'excellence de la Banque Islamique de Développement pour des étudiants de pays membres).
Nous conseillons de consulter des plateformes comme Bourses-etudiants.ma ou GreatYop qui listent des bourses disponibles en Tunisie (généralement au niveau Master et Doctorat).
En résumé, même si la majorité des étudiants internationaux en Tunisie sont non-boursiers, il est possible de décrocher une aide financière soit via votre gouvernement, soit via l'université d'accueil, soit via un organisme tiers. N'hésitez pas à contacter le service de coopération internationale de l'université qui vous intéresse, pour connaître les éventuelles aides dont vous pourriez bénéficier.
Aides financières et programmes d'exonération
Outre les bourses, le gouvernement tunisien a mis en place un programme d'attractivité des étudiants internationaux prévoyant des exonérations dans certains cas. Par exemple, les étudiants étrangers mariés à un(e) Tunisien(ne) ou leurs enfants sont exemptés de la taxe sur les frais de scolarité en Tunisie.
De plus, depuis 2019, les autorités ont facilité les transferts de fonds pour les frais d'études : un étudiant étranger en Tunisie peut recevoir jusqu'à 4000 DT par mois depuis l'étranger pour son séjour (plafond revu à la hausse récemment). Cela vise à alléger la pression financière en permettant aux parents de subvenir plus facilement aux besoins de l'étudiant.
En 2023, suite à certaines difficultés rencontrées par les étudiants subsahariens, le gouvernement a annoncé des mesures de soutien : délivrance plus systématique de cartes de séjour d'un an (voir section Visa), prolongation de la durée des récépissés de résidence (de 3 à 6 mois), et traitement bienveillant des situations d'expiration de titre de séjour pendant les périodes de crise, afin d'éviter les pénalités.
Par ailleurs, les offices des œuvres universitaires (services sociaux des universités publiques) offrent aux étudiants (y compris étrangers sous certaines conditions) des avantages : logement en cité U à tarif dérisoire, accès aux restaurants subventionnés, bourses universitaires tunisiennes pour ceux inscrits au titre de la coopération, etc. Un étudiant étranger intégré dans le système public tunisien via une convention peut ainsi bénéficier des mêmes avantages sociaux qu'un étudiant tunisien (bourse universitaire de ~40 DT/mois pour la licence, ticket resto U, transport à 50% de réduction, etc.).
Toutefois, ces aides concernent généralement les étudiants de la coopération officielle. Les étudiants internationaux « free movers » (hors quotas) devront compter sur leurs propres ressources, sauf opportunité exceptionnelle.
En résumé, vérifiez bien tous les dispositifs potentiels : exonération de frais (si boursier ou accord particulier), facilités de change, logement subventionné, etc. Une bonne planification financière vous permettra de tirer le meilleur parti du coût de vie avantageux de la Tunisie tout en poursuivant sereinement vos études.
Coûts spécifiques pour les études médicales
Les filières de santé (médecine, pharmacie, odontologie) méritent une mention spéciale car elles sont à la fois longues et onéreuses pour les internationaux.
La durée des études de médecine en Tunisie est de 7 années (6 ans académiques + 1 an d'internat), pharmacie et dentaire durent 5 à 6 ans.
Comme indiqué, les frais universitaires dans le public s'élèvent à 15 000 DT par an pour ces filières. Sur l'ensemble du cursus médical, le coût total peut donc atteindre 90 000 DT (~27 000 €) si aucune bourse n'est obtenue. À cela s'ajoute le coût de la vie sur 6–7 ans.
En université privée, il existe quelques programmes de médecine (par ex. à l'UMT, Université de Monastir Privée) dont le coût peut être encore supérieur (jusqu'à 20 000 DT/an).
À noter : les étudiants en médecine bénéficient gratuitement des stages hospitaliers dans les hôpitaux publics tunisiens au cours de leur formation (pas de frais supplémentaires). Le matériel pédagogique (blouse, stéthoscope, livres) reste à la charge de l'étudiant, mais les coûts sont modérés par rapport à d'autres pays.
Pour les autres filières de santé comme la médecine vétérinaire (relevant du ministère de l'Agriculture), les frais pour étrangers sont généralement assimilés à Bac+5 ou ingénieur, soit 9000 DT/an environ, la formation durant 6 ans.
Sources : Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique tunisien (MESRS), medecinesfax.org, u2p.tn, esgitech.tn, umm-tunisie.com, smartstudent.africa, iit.tn, time.ens.tn, chaexpert.com, arabnews.fr, utm.rnu.tn, connectuniversel.com, greatyop.com. Dernière mise à jour : décembre 2025.
Documents requis pour l'admission et l'inscription
Voici la liste exhaustive des documents généralement requis dans le dossier d'admission d'un étudiant international, avec quelques précisions importantes.
Liste principale des documents
- Formulaire de demande de préinscription/admission : qu'il soit en ligne (plateforme MESRS) ou PDF à télécharger, ce formulaire doit être dûment rempli et signé. Pour le public, c'est le formulaire officiel fourni par la DGCI (disponible via l'ambassade ou en ligne). Pour le privé, c'est souvent un formulaire propre à l'université (à obtenir sur son site).
- Diplôme le plus élevé obtenu : copie certifiée conforme du Baccalauréat pour une demande en Licence, de la Licence (ou attestation de réussite) pour une admission en Master, du Master pour un Doctorat. Chaque copie doit être légalisée par l'autorité compétente de votre pays (ministère ou établissement émetteur) et traduite en français si l'original est dans une autre langue. La traduction doit être réalisée par un traducteur assermenté et accompagnée d'une copie de l'original. Il est aussi conseillé d'avoir une attestation officielle d'équivalence si votre pays en délivre (par exemple, une attestation disant que tel diplôme est équivalent à une Licence).
- Relevés de notes : les bulletins ou relevés de notes des dernières années d'études secondaires (pour entrée en Licence) ou du cursus complet de Licence (pour Master), etc., certifiés conformes et traduits en français. Les commissions examinent souvent la mention ou les notes clés (ex: moyenne générale, mention « assez bien » ou plus appréciée).
- Preuve de niveau de langue : si vous n'êtes pas d'un pays francophone, il est recommandé d'inclure une certification de français (DELF, TCF, etc.). Ce n'est pas toujours explicitement exigé au moment du dossier, mais cela peut être un atout. Idem pour l'anglais si applicable.
- Copie des 4 premières pages du passeport : en cours de validité (validité d'au moins 6 mois après la date d'entrée prévue en Tunisie). Cela sert à vérifier votre identité et nationalité (utile pour le quota pays). Parfois, on demande un extrait d'acte de naissance récent en plus, traduit en français, pour les informations d'état civil.
- Photo d'identité : généralement 2 photos sont demandées dans le dossier d'admission initial (format passeport). Cependant, prévoyez-en davantage car une fois en Tunisie vous en aurez besoin pour l'inscription administrative, la carte d'étudiant, et surtout la carte de séjour. De façon générale, ayez 8 à 12 photos d'identité sur vous en arrivant. Pour la carte de séjour, on exige 4 photos récentes (voir section Visa). Vérifiez les spécifications (souvent format 35×45 mm, fond blanc).
- Lettre de motivation et/ou CV : certaines universités, notamment privées, souhaitent un CV académique et une lettre de motivation expliquant votre projet d'études. Ce n'est pas toujours obligatoire pour le cycle Licence, mais c'est fréquemment demandé pour les Masters et Doctorats. Soignez ces documents (en français de préférence).
- Recommandations : pour un cycle avancé (Master recherche, Doctorat), il peut être utile de joindre 1 ou 2 lettres de recommandation de professeurs, surtout si c'est indiqué dans les critères du programme.
- Certificat médical : la réglementation tunisienne exige que les étudiants étrangers non-résidents effectuent un contrôle médical avant l'inscription. En pratique, il vous sera demandé, lors de l'inscription définitive, un certificat médical (généraliste) attestant que vous ne souffrez pas de maladies contagieuses. Vous pouvez faire ce certificat dans votre pays avant le départ (à faire traduire en français si nécessaire), ou bien le faire en Tunisie auprès du service médical étudiant. Les étudiants en médecine/dentiste devront en plus présenter un carnet de vaccination à jour (BCG, hépatite, etc.).
- Engagement financier ou prise en charge : certaines universités privées, lors de l'inscription, font signer à l'étudiant ou à son tuteur légal un engagement de prise en charge des frais (par exemple les parents garantissent le paiement des frais de scolarité). Si vous êtes boursier, une attestation de bourse de votre gouvernement ou organisme doit figurer au dossier pour justifier l'exonération de frais.
Remarque sur la légalisation et l'apostille
La Tunisie est signataire de la Convention de La Haye sur l'apostille. Cela signifie que si votre pays l'est aussi, vous pouvez faire apostiller vos documents académiques (par l'autorité compétente dans votre pays) au lieu de passer par les ambassades. L'apostille, apposée sur l'original ou une copie, sera reconnue par les autorités tunisiennes.
Sinon, la voie classique est : légalisation par l'établissement émetteur, puis par le Ministère des Affaires Étrangères de votre pays, et enfin par l'Ambassade de Tunisie. Sans ces formalités, vos documents pourraient ne pas être acceptés. Il est primordial d'apporter avec vous tous les originaux des diplômes et relevés, même après avoir fourni les copies : l'université voudra éventuellement les voir.
Délais de préparation
Commencez à réunir ces documents au moins 3 à 4 mois avant la date de dépôt. Obtenir des copies certifiées conformes, des traductions officielles et des légalisations peut prendre du temps. Par exemple, du Nigeria ou du Cameroun, l'apostille/légalisation peut durer plusieurs semaines. Ne négligez pas non plus les délais pour le passeport (s'il faut le renouveler) et le contrôle médical. Avoir un dossier complet et bien présenté augmentera vos chances et évitera les allers-retours administratifs.
Documents spécifiques selon le niveau d'études
Pour le Doctorat : un projet de recherche ou une proposition de sujet de thèse peut être requis par l'école doctorale. Idéalement, contactez à l'avance un professeur dans le domaine pour obtenir un accord de principe d'encadrement. Joignez aussi éventuellement la copie du mémoire de Master (ou un résumé) et les attestations de stage de recherche effectués.
Pour les formations d'ingénieur : si vous intégrez en cours de cursus (ex. après un Bac+2), il faudra fournir le programme détaillé des études antérieures pour envisager une équivalence d'ECTS.
Pour les filières paramédicales : un certificat de non contre-indication peut être demandé (examen médical particulier, vue, etc.).
Nombre de copies
Préparez au moins 2 jeux complets de photocopies légalisées de chaque document (un pour le ministère, un pour l'université), sans compter ceux pour la demande de visa.
Où et comment faire légaliser les documents
Dans votre pays d'origine : commencez par faire certifier conformes les copies de vos diplômes auprès de l'institution émettrice (lycée, université) ou d'un notaire. Ensuite, faites légaliser ces copies par le Ministère de l'Éducation (pour un diplôme scolaire) ou équivalent. Puis, pour la reconnaissance internationale, passez par le Ministère des Affaires Étrangères ou le bureau des légalisations de votre pays. Enfin, présentez ces documents à l'Ambassade ou Consulat de Tunisie dans votre pays pour la légalisation finale. Chaque ambassade tunisienne a un service consulaire qui appose un cachet « vu pour légalisation » (prévoir des frais par document). Cette chaîne garantit l'authenticité. Si votre pays délivre l'apostille de La Haye, c'est plus simple : une apostille sur le document original (ou sa traduction) suffira en Tunisie.
En Tunisie : si vous n'avez pas pu tout faire légaliser avant, sachez qu'il est en principe possible de le faire via votre ambassade à Tunis. Par exemple, l'ambassade du Cameroun à Tunis peut légaliser les diplômes camerounais si besoin. Mais cela peut être long. Il est bien meilleur d'arriver avec des documents déjà en règle.
Traductions : faites-les faire avant la légalisation finale, pour pouvoir légaliser aussi la signature du traducteur assermenté (généralement via le ministère de la justice ou cour d'appel de votre pays, puis ambassade). Si pris par le temps, vous trouverez à Tunis des traducteurs agréés, mais encore une fois, anticipez le plus possible.
Nombre de photos d'identité requis et format
Un détail logistique : il vous sera demandé des photos d'identité à plusieurs étapes. Pour le visa, le consulat requiert généralement 2 photos (format 35×45 mm). Pour la carte de séjour en Tunisie, il faut fournir 4 photos d'identité récentes. Pour l'inscription universitaire, souvent 1 ou 2 photos pour la carte d'étudiant. Au total, prévoyez une douzaine de photos avec vous. En Tunisie, vous pourrez refaire des photos facilement (studios photo partout, ~5 DT la planche de 4), mais il est bon d'en avoir assez tout de suite. Le format exigé est généralement fond blanc, visage dégagé, sans couvre-chef. Les photos de type passeport de votre pays conviennent en général. Assurez-vous qu'elles soient récentes (moins de 3 mois).
En résumé, un dossier bien préparé en amont vous évitera des stress inutiles. Les autorités tunisiennes sont pointilleuses sur les tampons et signatures sur les documents étrangers – un diplôme non authentifié correctement peut retarder votre inscription ou même invalider votre admission, soyez-y attentif.
Sources : Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique tunisien (MESRS), DGCI, u2p.tn, umm-tunisie.com, uik.ens.tn, fr.scribd.com. Dernière mise à jour : décembre 2025.
Visa et titre de séjour en Tunisie
Pour tout séjour étudiant de plus de 3 mois, il est obligatoire de détenir une carte de séjour tunisienne. Le processus comporte deux phases : visa d'entrée dans votre pays d'origine (si nécessaire), puis carte de séjour en Tunisie.
Pays exemptés de visa d'entrée
Tous les étrangers n'ont pas besoin d'un visa pour entrer en Tunisie. La Tunisie a conclu des accords bilatéraux de suppression de visa avec plusieurs pays. Si vous êtes ressortissant de l'un de ces pays, vous pouvez entrer en Tunisie sans visa pour un séjour allant jusqu'à 3 mois (90 jours).
Parmi ces pays figurent la plupart des pays du Maghreb et de nombreux pays d'Afrique subsaharienne. Par exemple, les citoyens du Maroc, d'Algérie, de Libye n'ont pas besoin de visa pour la Tunisie. De même, des pays d'Afrique de l'Ouest et Centrale comme le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Niger, le Mali, le Burkina Faso, le Togo, le Gabon, le Cameroun, etc. sont dispensés de visa grâce à des conventions.
Il est vivement recommandé de vérifier auprès de l'ambassade de Tunisie de votre pays si vous êtes concerné par cette exemption. Dans le cas où vous êtes dispensé de visa, vous pourrez voyager librement en Tunisie pour y entamer vos études, mais attention : dès votre arrivée vous devrez tout de même effectuer les démarches de carte de séjour (voir plus loin) dans le délai imparti.
Nouveauté 2023 : Dans un contexte d'amélioration de l'accueil des étudiants subsahariens, la Tunisie a annoncé qu'elle accorderait une entrée sans visa de 3 mois aux étudiants originaires de « pays frères africains » qui viennent étudier (même s'ils étaient auparavant soumis au visa). Cependant, par prudence, renseignez-vous si cette mesure est effectivement appliquée et sous quelles conditions.
Si vous n'êtes pas exempté de visa, vous devez obligatoirement en obtenir un avant le départ.
Procédure pour obtenir le visa étudiant
Si vous êtes soumis à l'obligation de visa, la démarche se fait auprès de l'Ambassade ou Consulat de Tunisie de votre pays de résidence dès réception de votre lettre d'acceptation par l'université. Il n'existe pas de visa spécifique « étudiant » à multiples entrées comme dans certains pays ; on parle généralement d'un visa d'entrée pour études de 3 mois.
Documents typiquement exigés pour la demande de visa
- Formulaires de visa : remplir 3 exemplaires du formulaire de demande de visa (formulaires fournis par le consulat tunisien). Chaque formulaire doit être signé et accompagné d'une photo d'identité collée.
- Photographies : fournir 2 photos d'identité récentes en couleur (généralement une sur le formulaire principal et une jointe).
- Passeport : présenter votre passeport original valide (validité d'au moins 6 mois au-delà de la date d'entrée prévue) et en photocopier les 3 premières pages (ou la page d'identité + celle avec la date d'expiration).
- Attestation d'inscription ou de préinscription : joindre la photocopie de l'attestation de préinscription délivrée par l'université tunisienne et du reçu de paiement des frais de scolarité si on vous en a fourni un. S'il s'agit d'une admission conditionnelle, fournissez la lettre d'acceptation mentionnant la formation.
- Preuve de ressources : certains consulats demandent de prouver que vous avez les moyens financiers de votre séjour (par exemple, une attestation bancaire ou de prise en charge des parents, ou l'attestation de bourse). Ce n'est pas toujours listé explicitement, mais c'est préférable de l'avoir.
- Réservation de billet : parfois une réservation d'avion aller (et retour si exigé) peut être demandée, ainsi qu'une attestation d'hébergement si vous avez déjà loué un logement. Dans le cas des étudiants, l'attestation de l'université fait généralement foi pour le motif du séjour, et le logement peut être justifié plus tard, mais vérifiez sur le site du consulat.
- Frais de visa : prévoir le paiement des frais de chancellerie (montant variable selon nationalité, souvent équivalent de 50 € payable en monnaie locale).
Après dépôt du dossier, les délais d'obtention du visa varient de 1 à 4 semaines selon les pays et la période. Il est fortement conseillé de déposer la demande dès que possible (idéalement, dès début août pour une rentrée en septembre). N'attendez pas la dernière minute, car en période d'affluence (juillet-août) les consulats sont débordés et cela peut retarder votre arrivée.
Une fois délivré, le visa d'entrée est généralement valable 3 mois (une seule entrée). Cela vous permet de venir en Tunisie et d'y obtenir la carte de séjour.
Si votre pays n'a pas d'ambassade de Tunisie, vous devrez vous adresser à l'ambassade de Tunisie compétente pour votre région (pays voisin) ou éventuellement obtenir un visa à l'arrivée sur dérogation spéciale. Cette situation est rare et doit être négociée à l'avance avec les autorités.
⚠️ Dans tous les cas, ne partez pas sans visa si vous êtes censé en avoir un. Un visa touriste de 1 mois ne convient pas pour des études – et il n'est pas possible de transformer un visa touriste en visa étudiant sur place, il faudrait ressortir du pays, donc évitez cet écueil.
À l'arrivée : obtention du certificat de séjour étudiant
Une fois en Tunisie, que vous soyez entré sans visa (exempté) ou avec un visa d'études de 3 mois, la démarche cruciale est d'obtenir votre carte de séjour (titre de séjour étudiant). Tout étudiant étranger doit, dans le mois qui suit son arrivée, déposer une demande de carte de séjour.
Où faire la demande ?
À Tunis, il existe un bureau des étrangers centralisé dépendant de la Direction Générale de la Police des Frontières et des Étrangers, situé au quartier Montplaisir. Toutefois, depuis 2024, ce bureau central reçoit surtout les étudiants d'établissements privés (sur rendez-vous, accompagnés d'un responsable de leur université).
Les étudiants des établissements publics peuvent généralement déposer leur dossier au commissariat de police du lieu de leur résidence (service des étrangers). En pratique, dans les villes universitaires, les commissariats principaux connaissent la procédure.
Renseignez-vous dès votre arrivée auprès de votre faculté : certaines universités organisent une séance pour aider les étudiants à remplir les formulaires et indiquent quel commissariat est compétent.
Délai : Vous avez jusqu'à 1 mois après l'arrivée pour déposer le dossier. Ne tardez pas trop, car si vous dépassez ce délai, vous serez en situation irrégulière (passible d'une amende par jour de retard lors de la régularisation).
Documents requis pour la carte de séjour
- Formulaire de demande de carte de séjour (fourni par le commissariat ou téléchargeable) rempli.
- Copie complète du passeport : page d'identité + page avec le cachet d'entrée en Tunisie. Apportez votre passeport original également.
- Attestation d'inscription définitive à l'université pour l'année en cours. Ce document vous est remis par votre établissement après paiement des frais. Joignez aussi la carte d'étudiant (photocopie) si disponible ou au moins l'attestation de paiement des frais.
- Justificatif de résidence en Tunisie : soit votre contrat de location légalisé (si vous louez un appartement), soit une attestation de résidence en foyer universitaire ou privé. Le contrat de bail doit être légalisé à la municipalité. Si vous habitez chez un tiers, il faut une attestation de sa part + copie de sa CIN.
- Justificatif de moyens financiers : c'est très important. Fournissez une attestation bancaire de votre compte en Tunisie mentionnant le solde et/ou des relevés de virements récents montrant que vous recevez des fonds. Vous pouvez compléter par une attestation de prise en charge signée par vos parents ou tuteur (éventuellement légalisée) déclarant qu'ils couvriront vos dépenses, accompagnée de la copie de leur pièce d'identité. Les boursiers doivent fournir l'attestation de bourse.
- Justificatif d'assurance maladie/accident : une attestation d'assurance santé couvrant votre séjour (par exemple, carte ou certificat de votre assurance internationale). Si vous bénéficiez de la CNAM étudiante tunisienne (voir section Santé), fournissez la copie de votre carte CNAM ou du reçu d'inscription à la sécurité sociale.
- Photos d'identité : 2 photos sont généralement demandées au dossier, mais en réalité l'administration en utilisera 4 (2 collées sur les formulaires, 2 pour la carte). Par précaution, apportez-en 4.
- Timbres fiscaux : il faut acheter des timbres fiscaux d'un montant total de 20 DT (souvent demandé comme deux timbres de 10 DT). Ces timbres s'achètent à la Recette des Finances ou parfois dans les bureaux de poste.
- Droit de carte de séjour (quittance fiscale) : en plus des timbres, il y a des frais de carte de séjour de 75 DT à acquitter au Trésor public. Concrètement, il faut aller à la Recette des Finances demander une « quittance fiscale – carte séjour étudiant 75 DT ». Ils vous donneront un reçu de paiement de 75 DT. Joignez ce reçu original au dossier.
Une fois le dossier complet déposé, le commissariat vous remettra un récépissé de dépôt (une sorte de fiche temporaire prouvant que vous avez demandé la carte). Le délai de délivrance de la carte de séjour est d'environ 2 à 3 mois. Pendant ce temps, le récépissé + votre passeport font foi que vous êtes en règle. En 2024, les autorités ont annoncé prolonger la validité des attestations de dépôt de 3 à 6 mois pour soulager les étudiants en attendant la carte.
La carte de séjour délivrée est valable 1 an, généralement jusqu'au 30 septembre de l'année universitaire en cours. Elle doit être renouvelée chaque année si vous poursuivez vos études l'année suivante.
Coûts et sanctions : Outre les 75 DT annuels, sachez qu'en cas de retard dans la demande ou de séjour non régularisé au-delà de 3 mois, une amende de 20 DT par semaine de retard peut être appliquée. Si vous perdez votre carte de séjour, il faudra déclarer la perte (certificat de perte) et payer une quittance de 300 DT pour en obtenir une nouvelle.
Où retirer la carte : Vous serez informé (par votre université ou par SMS/appel du commissariat) quand votre carte est prête. À Tunis, on la retire généralement au bureau central de Montplaisir. En régions, soit au commissariat local, soit à la recette de police régionale. Présentez le récépissé pour la récupérer.
Durée de validité et renouvellement du séjour
La carte de séjour étudiant expire chaque année le 30 septembre (peu importe la date de délivrance initiale). Renouvelez-la annuellement tant que vous poursuivez vos études.
Pour le renouvellement, vous aurez besoin de l'attestation d'inscription de l'année en cours, d'une nouvelle quittance fiscale 75 DT, de timbres 20 DT, etc., similaire à la première fois. La bonne nouvelle est que le numéro de carte reste le même, et les renouvellements sont en général plus rapides (délai 1 mois).
Si vous terminez vos études ou quittez le pays, pensez à clôturer correctement votre séjour (rendre éventuellement votre carte au commissariat en signalant votre départ, ce n'est pas obligatoire mais conseillé).
Pendant la validité de votre carte, vous pouvez entrer et sortir de Tunisie librement sans visa, à condition de ne pas dépasser 3 mois hors Tunisie d'affilée, sinon la carte pourrait être considérée caduque. Au contrôle frontière, présentez simplement votre passeport et votre carte de séjour pour justifier que vous résidez légalement.
Lieux et autorités pour les démarches
Visa d'entrée : Ambassade/Consulat de Tunisie dans votre pays (Ministère des Affaires Étrangères tunisien supervisant).
Carte de séjour : Ministère de l'Intérieur tunisien, via la Police des Étrangers. Principalement : Commissariats de police (Service des étrangers). À Tunis : DGPF Montplaisir. Ailleurs : Commissariat central de votre ville.
Associations d'aide : L'AESAT (88 rue Mohamed V, Tunis) est très active pour aider les étudiants africains dans les papiers. Il y a aussi des « bureaux des étudiants étrangers » dans certaines universités publiques. N'hésitez pas à solliciter ces réseaux.
Préfecture ou Commissariat ? En Tunisie, on ne parle pas de « préfecture » pour les étrangers. C'est bien la police qui gère, donc commissariat.
En synthèse, la carte de séjour est obligatoire pour tout étudiant étranger au-delà de 90 jours en Tunisie. Cette démarche peut paraître fastidieuse, mais les universités et associations étudiantes (comme l'AESAT, Association des étudiants et stagiaires africains en Tunisie) offrent souvent de l'aide et des permanences pour constituer le dossier correctement. En 2023, les autorités ont promis de faciliter et accélérer la délivrance en donnant directement des cartes d'1 an aux étudiants dès la première demande – on constate effectivement une amélioration. Respectez bien les délais et tout se passera bien.
Sources : Services consulaires tunisiens, tn.usembassy.gov, terre-asile-tunisie.org, voaafrique.com, fr.africanews.com, umm-tunisie.com, uik.ens.tn, u2p.tn, fr.scribd.com, arabnews.fr. Dernière mise à jour : décembre 2025.
Informations complémentaires (vie étudiante, santé, etc.)
Langues d'enseignement et de travail académique
La langue d'enseignement en Tunisie dépend des disciplines : la plupart des cours universitaires scientifiques, techniques et médicaux sont dispensés en français, héritage du système éducatif francophone.
Ainsi, un étudiant en maths, physique, informatique, médecine, biologie, économie, gestion, etc., suivra ses cours en français et devra rendre ses examens en français.
Les filières de sciences humaines et sociales (droit, sociologie, histoire, lettres arabes…) sont majoritairement en arabe littéraire pour les matières de spécialité, bien que des cours d'introduction puissent être en français ou bilingues. Par exemple, en droit tunisien, on étudie la charia en arabe et le droit international en français. L'université Ez-Zitouna enseigne entièrement en arabe (théologie, langue arabe).
Cependant, la tendance est à l'ouverture linguistique : il existe des cursus bilingues ou anglophones, surtout dans les universités privées. Certaines écoles privées de gestion ou d'ingénieur proposent des programmes 100% en anglais ou bien un mélange français/anglais (notamment aux cycles Master). Par ailleurs, l'anglais est enseigné comme module de langue dans presque toutes les filières (même un étudiant en biologie aura des cours d'anglais scientifique).
Pour les étudiants non arabophones, pas d'inquiétude : vous pouvez parfaitement étudier en Tunisie sans connaître l'arabe, en choisissant une filière francophone. Si vous le souhaitez, vous pourrez prendre des cours d'arabe dialectal pour la vie quotidienne (certaines universités organisent des cours gratuits aux internationaux). En résumé, la maîtrise du français est la clé pour réussir académiquement dans la majorité des filières. Astuce : si vous venez d'un pays anglophone, investissez du temps avant votre arrivée pour améliorer votre français (cours intensifs, etc.), cela facilitera grandement votre intégration scolaire et sociale.
Système LMD, crédits et évaluation académique
Le système universitaire tunisien est aligné sur le schéma LMD (Licence – Master – Doctorat) depuis l'accord de Bologne.
La Licence dure 3 ans (6 semestres), le Master 2 ans supplémentaires (4 semestres) et le Doctorat généralement 3 ans (voire plus pour certaines thèses).
Les diplômes sont capitalisables en crédits ECTS : une année vaut 60 ECTS, soit 180 ECTS pour une Licence, 120 ECTS de plus pour un Master. Les crédits obtenus en Tunisie sont en principe transférables dans d'autres universités (sous réserve d'accords).
Les universités publiques délivrent des Licences fondamentales (orientées théorie) ou Licences appliquées (plus professionnalisantes), des Masters de recherche ou Masters professionnels, et le Doctorat après soutenance d'une thèse.
Le système d'évaluation utilise la notation sur 20 (comme en France). La moyenne de 10/20 est requise pour valider un module. Les mentions sont : Passable (10–11.99), Assez bien (12–13.99), Bien (14–15.99), Très bien (16 et plus).
Il existe des sessions de rattrapage (session de contrôle) généralement en juillet pour repasser les examens échoués de la session principale (janvier/juin). La progression d'une année à l'autre peut être conditionnée par le capital minimum de crédits ou la compensation des notes selon un système défini dans chaque établissement.
Le travail se fait via des cours magistraux, TD/TP et parfois projets. Les stages sont obligatoires dans les cursus appliqués (par ex. un stage de fin d'études en dernière année de Licence appliquée ou en Master pro).
Les étudiants internationaux sont soumis aux mêmes règles d'assiduité et d'examen que les locaux. Assurez-vous de bien comprendre le système de contrôle continu : beaucoup de filières ont des devoirs surveillés (partiels) en cours de semestre et un examen final.
À la fin des études, les diplômes tunisiens (Licence, Master, Doctorat) sont délivrés en français avec éventuellement une annexe en anglais, ce qui facilite leur reconnaissance internationale. La Tunisie faisant partie de l'espace francophone universitaire, ses diplômes sont bien reconnus dans la région MENA et en Europe.
Vie étudiante, logement et restauration
La vie étudiante en Tunisie est riche et diversifiée.
Les cités universitaires publiques (logements gérés par les Offices des Œuvres Universitaires Nord/Centre/Sud) offrent des chambres à 2 ou 3 lits à un coût très faible (~20 à 30 DT par mois). En principe, l'accès est réservé aux étudiants boursiers ou sous accords, mais il est parfois possible pour un étudiant étranger d'en bénéficier sur demande (selon disponibilités).
Sinon, beaucoup choisissent la colocation dans des appartements privés à proximité du campus. Cela permet de partager le loyer et de vivre en communauté – une excellente manière de s'intégrer. Des groupes Facebook et sites d'annonces (comme tayara.tn ou DARI logement étudiant) publient des offres de colocations dans toutes les villes étudiantes. Les loyers en colocation tournent autour de 100 DT par personne en villes moyennes, et 150-200 DT à Tunis.
Les foyers privés sont une autre option, plus chère mais clé en main (chambre meublée, services de ménage parfois).
L'Université Ibn Khaldoun par exemple propose un hébergement provisoire sur campus pour les nouveaux étudiants étrangers afin de leur laisser le temps de trouver un logement définitif.
Restauration
Côté restauration, nous avons mentionné les restaurants universitaires presque gratuits (déjeuner et dîner pour quelques millimes). En tant qu'étudiant international inscrit, vous aurez accès à ces restos sur présentation de la carte d'étudiant.
Sinon, chaque campus a sa cafétéria ou des snacks autour. Les villes étudiantes ont pléthore de petits restos abordables, sandwicheries, pizzerias locales (une pizza individuelle ~8 DT).
Les supermarchés (Carrefour, Monoprix, MG) et marchés vous permettent de cuisiner à moindre coût. La cuisine tunisienne est savoureuse et peu onéreuse : un lablabi (soupe de pois chiches) pour 2 DT, un plat complet couscous 5 DT dans un petit gargote.
À noter : les étudiants étrangers inscrits dans des universités privées ont également le droit d'accéder aux restos U publics, sur présentation d'une attestation de leur établissement – un avantage non négligeable.
Infrastructures et services sur campus
Pour les besoins quotidiens, chaque campus dispose généralement d'un centre de santé étudiant, d'une bibliothèque universitaire, d'aires sportives (terrains, salles).
La plupart des universités ont des clubs étudiants et associations : clubs de sport, de musique, de théâtre, associations scientifiques, etc. Les étudiants internationaux sont encouragés à y participer.
Par exemple, l'AESAT organise chaque année une journée d'intégration pour les nouveaux étudiants internationaux avec visite de la ville de Tunis, activités culturelles, etc. C'est l'occasion de rencontrer vos compatriotes et d'autres nationalités.
Il existe aussi des associations nationales par pays (association des étudiants camerounais, des étudiants ivoiriens en Tunisie, etc.) très actives sur Facebook.
Style de vie et intégration
Le style de vie étudiant en Tunisie est relativement détendu : les cours occupent souvent 20-25 heures par semaine, laissant du temps pour les études personnelles et les loisirs.
Les Tunisiens sont connus pour leur accueil chaleureux envers les étrangers – profitez-en pour tisser des liens. Beaucoup de tunisiens parlent français, certains anglais, donc la barrière de la langue est moindre.
En termes de sécurité, le contexte est globalement sûr pour les étudiants. Il faut bien sûr observer des précautions de base (comme partout, éviter de se promener seul tard dans des quartiers inconnus, surveiller ses affaires). Les campus sont généralement sécurisés.
Les Tunisiennes et Tunisiens sont assez ouverts d'esprit, mais en tant qu'étudiant étranger, imprégnez-vous quand même des us et coutumes (par exemple, tenue correcte dans les espaces publics, respect pendant le Ramadan si vous n'y participez pas, etc.).
Enfin, la Tunisie offre de nombreuses opportunités de loisirs : plages et sports nautiques (si vous êtes à Monastir, Gabès ou Bizerte par exemple), randonnées dans l'arrière-pays, découverte du désert (Tozeur, Douz) pendant les vacances, sans oublier un patrimoine culturel riche (sites romains, médinas inscrites à l'UNESCO, festivals internationaux de musique, etc.).
Assurance maladie obligatoire et système de santé étudiant
En Tunisie, l'assurance maladie est obligatoire pour les étudiants, y compris étrangers.
Vous êtes inscrit dans un établissement public (ou avez le statut boursier) et votre pays a une convention de sécurité sociale avec la Tunisie : dans ce cas, vous pouvez bénéficier du régime tunisien de sécurité sociale étudiante. Concrètement, à l'inscription, on vous remet un formulaire pour adhérer à la CNSS (Caisse Nationale de Sécurité Sociale) en tant qu'étudiant, ce qui ouvre droit à l'assurance maladie CNAM (Caisse Nationale d'Assurance Maladie). La condition est que votre pays d'origine ait un accord bilatéral de réciprocité (par exemple, c'est le cas des pays du Maghreb). Si c'est en règle, vous obtiendrez une carte CNAM (couleur orange « carte étudiant ») qui vous permet de vous faire soigner dans les hôpitaux publics tunisiens pratiquement gratuitement (seules les vignettes pharmaceutiques restent à charge minime). L'adhésion coûte environ ~30 DT/an symboliques.
Dans tous les autres cas (étudiant privé, ou pays sans convention) : vous devrez souscrire à une assurance santé privée. De nombreux étudiants internationaux arrivent avec une assurance internationale de leur pays couvrant l'étranger (par ex. AXA, Allianz, etc., souvent exigée pour le visa). Cette assurance doit couvrir au minimum les frais médicaux et hospitaliers en Tunisie et le rapatriement sanitaire.
Une fois en Tunisie, il est aussi possible de prendre une assurance locale (il existe des mutuelles étudiantes, mais souvent réservées aux tunisiens). Dans la pratique, la plupart des étudiants subsahariens souscrivent une assurance privée annuelle d'environ 100–200 € qui rembourse en cas de souci.
Système de santé pour les étudiants
Les étudiants inscrits ont accès au Service de la médecine préventive de leur université : ce service propose, gratuitement ou pour une somme symbolique, des consultations de médecine générale, des visites médicales obligatoires (examen d'embauche, etc.), des campagnes de vaccination (grippe, hépatite, COVID si applicable), et de la sensibilisation (don de sang, santé sexuelle, etc.).
En cas de maladie nécessitant un spécialiste, vous pourrez consulter soit dans le public soit dans le privé. Avec la carte CNAM étudiant (si vous l'avez), vous serez orienté vers un médecin conventionné. Sans cela, garder à l'esprit que les coûts restent raisonnables : consultation spécialiste 40-60 DT, radiographie 30 DT, etc.
Les pharmacies sont nombreuses en ville et certains médicaments sont accessibles sans ordonnance (antalgique, etc.), mais pour des antibiotiques il faudra voir un médecin.
Urgences : En situation d'urgence médicale, composez le 190 (numéro du SAMU ambulancier) – cependant, la plupart des étudiants se rendent directement au service des urgences de l'hôpital le plus proche, qui est obligé de les recevoir. Les urgences hospitalières publiques sont gratuites pour les étudiants (il faudra montrer carte étudiant ou CNAM).
Un point important : si vous suivez un traitement médical chronique, apportez suffisamment de ce médicament en Tunisie et/ou assurez-vous qu'il est disponible sur place (la plupart des médicaments courants le sont, souvent à un nom commercial différent).
Enfin, il est recommandé de souscrire à une assurance rapatriement sanitaire (souvent incluse dans les assurances étudiants internationaux) pour couvrir l'éventualité d'un retour médicalisé dans votre pays en cas de problème grave.
Vie étudiante et associations
La vie étudiante en Tunisie est animée par de nombreuses associations et clubs. Chaque université a un bureau de la vie étudiante qui encadre les activités extrascolaires : clubs culturels (musique, théâtre, danse), clubs scientifiques (robotique, coding), clubs citoyens (droits de l'homme, environnement).
Les étudiants internationaux sont généralement les bienvenus dans ces clubs. N'hésitez pas à rejoindre, cela vous aidera à vous intégrer et à pratiquer le français dans un contexte informel.
Il existe aussi des associations spécifiques aux étudiants étrangers : l'AESAT déjà citée, présente à Tunis et dans d'autres villes, regroupe les étudiants africains et organise des événements (fête de bienvenue, tournois sportifs inter-africains, soirée culturelle où chacun présente son pays, etc.).
D'autres exemples : l'Association des Étudiants Camerounais, l'Amicale des Ivoiriens en Tunisie, etc., qui peuvent vous apporter un soutien fraternel.
Les universités organisent souvent des forums et journées d'orientation, où des stands associatifs sont présents – vous pourrez y adhérer. La participation associative est encouragée, et les administrations universitaires sont généralement accommodantes pour les initiatives étudiantes (avec accord préalable).
Stages et emploi pour les étudiants internationaux
Les stages font partie intégrante de plusieurs cursus. Les étudiants internationaux ont le droit d'effectuer les stages académiques obligatoires au même titre que les Tunisiens.
Par exemple, un étudiant en informatique en 3ᵉ année devra faire un projet de fin d'études en entreprise : l'université l'aidera à trouver un stage, et le stage pourra se dérouler en Tunisie ou dans le pays d'origine de l'étudiant (selon conventions). En médecine, les étudiants étrangers effectuent leurs stages hospitaliers en Tunisie durant l'année, et il est prévu qu'ils puissent faire le stage d'été dans les hôpitaux de leur pays d'origine s'ils le souhaitent.
En revanche, concernant le travail rémunéré en parallèle des études, la réglementation tunisienne est très stricte : un étudiant étranger n'a pas le droit d'exercer un emploi salarié régulier pendant son séjour d'études. Le statut étudiant ne permet pas d'obtenir un permis de travail à temps partiel comme cela peut exister en Europe. La carte de séjour étudiant est accordée « à condition de ne pas exercer d'activité lucrative ».
Cela dit, il y a des exceptions tolérées : les stages rémunérés dans le cadre académique sont permis (si votre stage de fin d'études donne lieu à une gratification, ce n'est pas un problème car c'est encadré par la convention de stage). De même, des travaux ponctuels au sein de l'université (par ex : tuteur, moniteur sportif) peuvent être autorisés.
Après l'obtention du diplôme, un étudiant étranger qui voudrait travailler en Tunisie devra changer de statut (trouver un employeur qui lui sponsorise une autorisation de travail). Ce n'est pas impossible mais assez compliqué administrativement. La majorité des diplômés internationaux choisissent soit de rentrer dans leur pays pour valoriser leur diplôme tunisien, soit de poursuivre des études supérieures (master/doctorat) ailleurs.
Reconnaissance des diplômes tunisiens à l'international
Les diplômes tunisiens jouissent d'une bonne reconnaissance internationale, notamment dans l'espace francophone et en Afrique.
La Tunisie est membre de l'Union Africaine, de l'Organisation de la Coopération Islamique, et de l'Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), autant de cadres qui facilitent la reconnaissance académique. Elle fait partie du processus de Bologne (LMD), ce qui signifie qu'un Master tunisien est en théorie aligné sur les normes européennes.
En pratique, de nombreux diplômés tunisiens poursuivent des doctorats en France, Canada, etc. Les conventions de reconnaissance existent par exemple avec la France (accords de 2003) et les pays arabes (convention de l'UNESCO sur la reconnaissance des études arabes).
Pour les étudiants subsahariens, les diplômes tunisiens sont généralement bien reçus par les commissions d'équivalence locales. Par exemple, un ingénieur diplômé de l'ENIT ou de l'INSAT sera reconnu ingénieur au Sénégal ou en Côte d'Ivoire sans difficulté, car la formation tunisienne est perçue comme solide. Pareil pour les médecins formés en Tunisie : ils doivent passer par leur ordre national à leur retour, mais la formation est hautement considérée.
En outre, certaines formations en Tunisie offrent des certifications internationales : par exemple, des cursus en partenariat avec des universités françaises où vous obtenez un double diplôme (un tunisien + un français). D'autres filières en Tunisie sont accréditées par des instances internationales (ex: accréditation ABET pour quelques programmes d'ingénierie, Label EUR-ACE pour des écoles d'ingénieurs publiques).
Il convient toutefois de mentionner que pour les professions règlementées (médecine, pharmacie, architecture, etc.), chaque pays a ses exigences d'inscription à l'ordre. Donc, si vous obtenez un doctorat en médecine en Tunisie, vous devrez possiblement passer un concours ou stage d'équivalence pour exercer en Europe ou en Amérique du Nord. Mais pour exercer en Afrique, la majorité des pays reconnaissent directement le diplôme (via le CAMES pour l'Afrique francophone, la Tunisie y étant intégrée).
Enfin, la Tunisie a signé et ratifié la Convention mondiale sur la reconnaissance des qualifications de l'UNESCO (2019), ce qui montre son engagement à faciliter la mobilité des diplômés.
En bref, un diplôme tunisien est un atout sur le marché international, surtout régional. Veillez simplement à toujours conserver vos relevés de notes et attestations, et éventuellement demander un Supplément au diplôme (document en anglais décrivant votre cursus et crédits) qui aide à l'évaluation par des employeurs ou universités étrangères.
Sources : Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique tunisien (MESRS), cnss.tn, atct.tn, u2p.tn, umm-tunisie.com, uik.ens.tn, dari.group, smartstudent.africa, fr.africanews.com, turess.com. Dernière mise à jour : décembre 2025.
Calendrier académique
Le calendrier universitaire tunisien est calqué sur le rythme de l'hémisphère nord, avec une rentrée en automne et une fin d'année au début de l'été.
Rentrée universitaire
Généralement à la mi-septembre. Pour l'année 2024-2025, la rentrée a été fixée au 2 septembre 2024 pour les étudiants en ingénierie, médecine et ISET (filières avec stages de prérentrée) et au 12 septembre 2024 pour les autres établissements. On peut s'attendre à un schéma analogue en 2025 : environ la première ou deuxième semaine de septembre pour la reprise des cours. Les premières semaines sont souvent dédiées aux inscriptions tardives, à l'accueil des nouveaux et aux réunions de pré-rentrée.
Premier semestre
L'année est découpée en 2 semestres d'environ 16 semaines chacun. Le premier semestre court de mi-septembre à fin décembre.
Examens du 1er semestre en général début janvier (sur 2 semaines).
Deuxième semestre
Le deuxième semestre va de début février (après les vacances d'hiver) à fin mai.
Examens du 2ᵉ semestre typiquement fin mai à mi-juin.
Ensuite viennent les sessions de rattrapage (sessions de contrôle) fin juin voire début juillet pour ceux qui doivent repasser des matières.
Vacances et jours fériés
Une vacances d'hiver (inter-semestre) a lieu environ de la mi-décembre à début janvier. En 2024, elle était du 14 décembre 2024 au 29 décembre 2024. C'est environ 2 semaines couvrant Noël et le Nouvel An.
Une vacances de printemps (ou vacances du deuxième semestre) a lieu généralement en mars. En 2025, elle était fixée du 15 mars au 30 mars 2025 (2 semaines englobant souvent la fête nationale de l'Indépendance le 20 mars). Cette pause de printemps correspond aussi parfois aux congés de mi-semestre 2 et précède la période de révision pour certains.
Vacances d'été : à partir de la mi-juillet, une fois toutes les sessions d'examens terminées, jusqu'à la rentrée suivante. Les étudiants étrangers en profitent souvent pour rentrer chez eux ou voyager, sachant qu'en juillet-août, l'administration tourne au ralenti.
Jours fériés officiels
Fêtes nationales civiles : 17 décembre (Fête de la Révolution), 14 janvier (Journée de la Révolution, jour férié important), 20 mars (Fête de l'Indépendance), 9 avril (Fête des Martyrs), 1er mai (Fête du Travail), 25 juillet (Fête de la République). Ces dates donnent généralement lieu à un jour férié chacune.
Fêtes religieuses musulmanes : Mouled (naissance du Prophète, date variable d'après le calendrier lunaire), Aïd al-Fitr (fin du Ramadan – généralement 2 ou 3 jours fériés consécutifs), Aïd al-Adha (Fête du Sacrifice – 2 jours fériés, souvent en été). Les dates exactes sont fixées par le Mufti et annoncées peu avant (car dépend de l'observation lunaire). En 2025, Ramadan devrait se terminer vers fin mars, donc l'Aïd el-Fitr tomberait début avril 2025 et sera férié 3 jours. Idem l'Aïd el-Idha sera vers fin juin 2025.
Autres : 1er Janvier (Nouvel An grégorien, férié).
Inscription administrative
Pour les nouveaux étudiants internationaux, attendez-vous à être convoqué sur place dès la semaine de la rentrée (mi-septembre) pour finaliser l'inscription. Ceux en cours d'études (2ᵉ année, etc.) doivent renouveler leur inscription fin août/début sept (dans certains cas en ligne via le portail). Il faut donc arriver en Tunisie idéalement début septembre pour ne rien rater.
Événements académiques importants
En plus des cours et exams, il y a parfois des forums (forums emploi, journées portes ouvertes vers février pour l'orientation en Master, etc.) et des cérémonies (remise de diplômes vers juillet). Si vous terminez votre cursus, la cérémonie de graduation peut avoir lieu en fin d'année universitaire (juin/juillet) ou lors de la prochaine rentrée.
Les universités communiquent en début d'année un calendrier pédagogique détaillé : dates des examens, des contrôles continus, etc. Par exemple, l'Université Mahmoud el Materi prévoit les semaines de devoirs surveillés (DS) obligatoires n°1 du 13 au 20 octobre, DS n°2 en décembre, etc. Chaque établissement aura ses particularités, mais globalement les périodes d'évaluation sont similaires.
En résumé, le calendrier tunisien est dense de septembre à juin et laisse trois principales pauses (décembre, mars, été). Pour bien réussir, planifiez vos révisions en fonction de ces échéances. Par exemple, utilisez la pause de décembre non seulement pour les fêtes mais aussi pour préparer les exams de janvier. Même chose en printemps. L'information sur le calendrier est souvent affichée sur les sites web facultaires ou sur les panneaux dans chaque institut dès le début de l'année – prenez-en note dès que possible.
Sources : Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique tunisien (MESRS), tuniscope.com, umm-tunisie.com, fshst.rnu.tn. Dernière mise à jour : décembre 2025.